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Le Cléac'h : "Je n'ai rien lâché, même pas un mètre"

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Armel Le Cléac'h, grand vainqueur du Vendée Globe.

Crédit: Panoramic

ParEurosport
19/01/2017 à 16:40 | Mis à jour 19/01/2017 à 23:09

VENDEE GLOBE - Armel Le Cléac'h, grand vainqueur de la 8ème édition a été joint par son équipe à terre, quelques minutes avant le franchissement de ligne. Ce jeudi 19 janvier 2017, le skipper du Mono Banque Populaire VIII, a franchi la ligne d'arrivée à 16h 37, après 74 jours, 3 heures, 35 minutes et 46 secondes de course, il a navigué à la vitesse moyenne de 15,43 noeuds.

Comment vous sentez-vous Armel ?

ARMEL LE CLEAC'H : Ça va bien. Je suis quand même bien fatigué car les derniers jours et les dernières heures n’ont pas été de tout repos. Et il fait très froid depuis cette nuit et ce matin. Mais la pression commence à redescendre depuis quelques heures, et ça fait du bien. On profite de ces derniers instants et on voit la fin du tunnel. C’est génial.

Cette dernière nuit a été la plus froide du tour du monde ?

A.L.C. : On a eu aussi bien froid aux Kerguelen, mais là c’est vrai que dans ce vent de Nordet de face, ça pique fort ! En froid ressenti, c’est ce qu’on a eu de pire sur ce Vendée Globe.

Vous vous attendiez à ce que Alex Thomson vous mène la vie aussi dure lors des derniers jours de course ?

A.L.C. : Ce n’est pas tant le retour d’Alex qui m’a le plus embêté, mais le fait que depuis le cap Horn, la météo a été contre moi. Je n’ai pas eu du tout de réussite. Ça a commencé avec l’anticyclone qui m’a barré la route dans l’atlantique Sud, ça a continué avec le Pot-au-Noir qui m’a été défavorable, puis enfin la zone de transition avec cette dépression au large des Canaries qui a mis un joli bazar. À chaque fois, c’était tout pour lui et rien pour moi… Donc nerveusement, c’est ça qui a été le plus dur à vivre, car je subissais les éléments. Franchement, je ne pensais pas avoir ce scénario là jusqu’à la fin, en ayant passé le cap Horn avec presque 800 milles d’avance. Je ne pensais pas du tout devoir vivre quasiment un mois avec cette pression au quotidien.

C’est la troisième fois que vous embouquez le chenal des Sables et donc connaissez bien le protocole, l’immense foule qui vous attend à terre. Il y a eu un peu d’appréhension malgré la portée de votre exploit ?

A.L.C. : J’essaie de ne pas trop y penser. Ce n'est qu'hier (mercredi) à Ouessant, que j'ai vraiment réalisé ce qui m'arrivait. Depuis le départ je n'ai pas eu une minute de répit, je n'ai pas vu le temps passer. Je n'ai rien lâché, même pas un mètre. Je sais que ça va être très très fort. C’est génial de rentrer dans le chenal le premier. Avec Banque Populaire, on a travaillé dur depuis beaucoup d’années pour vivre ça. On va profiter, car ça va être un grand moment ! Mais il ne faut pas faire de plan sur la comète pour autant, même si je sais qu’il va y avoir beaucoup d’émotion de retrouver tout le monde. Même si j’ai déjà eu la chance de remonter le chenal deux fois il y a quatre et huit ans, je sais que cela va être très différent, et je vais partager ce grand privilège avec les gens qui m’ont aidé, m’ont soutenu, m’ont encouragé. Ça va être super.

De quoi avez-vous le plus envie tout de suite ?

A.L.C. : (Rires) Tout de suite, je ne sais pas ! J’ai un peu tout qui se mélange dans ma tête, mais c’est de serrer ma femme et mes enfants dans les bras ! Ça va être fort.

Les larmes d'Armel Le Cléac'h à l'arrivée :

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