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Ngapeth : "La seule fois où je suis allé à Bercy, c'était pour le concert de Snoop Dogg"

Ngapeth : "La seule fois où je suis allé à Bercy, c'était pour le concert de Snoop Dogg"
Par AFP

Le 26/09/2019 à 22:26Mis à jour Le 27/09/2019 à 19:29

CHAMPIONNAT D'EUROPE - Le volleyeur Earvin Ngapeth a raconté que son dernier souvenir de Bercy, où il affrontera la Serbie vendredi en demi-finale de l'Euro, était un concert de Snoop Dogg lors duquel la salle avait été évacuée "au bout de quinze minutes".

Que ressentez-vous au moment de découvrir Bercy avec votre génération ?

Earvin NGAPETH : On est super heureux. Ça aurait fait mal de ne pas être dans ce dernier carré à Bercy. On va découvrir cette salle et cette ambiance et on va essayer de jouer dimanche (la finale) et pas samedi (pour la 3e place). La seule fois où je suis allé à Bercy, c'était pour voir le concert de Snoop Dogg (le rappeur américain). Mais ça n'a duré que quinze minutes parce que tout le monde s'est mis à allumer des joints et ils ont évacué Bercy ! Depuis, je n'y suis pas retourné. L'ambiance dans l'équipe est différente (de la dernière demi-finale en 2015 en Bulgarie) parce qu'on est en France, mais on essaie de rester dans notre cocon et de ne pas trop voir ce qui se passe à l'extérieur, de ne pas trop se rendre compte de l'ampleur du truc. C'est le mieux à faire pour aller le plus loin possible.

Vous allez retrouver de l'autre côté du filet l'un de vos meilleurs amis, Uros Kovacecic. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

E.N : La première fois qu'on s'est rencontré, c'était en finale du Championnat d'Europe cadets. C'était il y a longtemps. On n'était pas pote à ce moment-là ! Mais il a signé son premier contrat à Modène quand j'y suis arrivé aussi. C'est une amitié très forte. On était tout le temps ensemble. Parfois je dormais chez lui alors qu'il habitait à l'étage au-dessus. On a un profil de joueur un peu similaire. Uros c'est vraiment la malice, beaucoup plus que ses coéquipiers.

Ngapeth lors de France-Italie

Ngapeth lors de France-ItalieGetty Images

Contre les Serbes, la défense française sera-t-elle la clef ?

E.N : C'est le type d'équipe qu'il faut qu'on fasse déjouer avec notre défense, notre réception et notre fond de jeu. Ce sont des costauds, des mecs qui tapent haut et fort. Il va falloir qu'on ramasse tous les ballons derrière. On avait perdu un truc qu'on a retrouvé. A Nantes, Kevin a même sauté derrière les bancs pour que le ballon ne tombe pas ! Quand on est comme ça, je sais qu'on est en bonne voie. Les adversaires sont très forts et ça peut ne pas suffire, mais pour l'instant on a réussi à imposer cette folie et à donner le rythme du premier jusqu'au dernier point. Mais on a aussi une certaine puissance physique qu'on n'avait pas depuis longtemps.

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