Trois semaines après votre épopée olympique dorée, êtes-vous encore sur votre nuage ?
Earvin Ngapeth : On est quand même un peu redescendus. On est rentrés chez nous, on a vu les familles. C'était court, mais il ne fallait pas plus court. Ça aurait été bien plus longtemps, mais quand on coupe sur un temps plus long, il faut repartir sur une vraie préparation, sur de la musculation lourde, du cardio.
Au printemps, vous aviez coupé un mois entre la fin de la saison à Kazan et la Ligue des nations en Bleu...
EN : Et là, ça avait été vraiment dur. Pour moi, quinze jours c'est parfait, comme ça on n'a pas besoin de repartir sur un travail foncier. Une pause plus longue, ça aurait été plus compliqué physiquement. Là, c'est juste le mental qui a été difficile. On est champions olympiques et il faut se remettre dans l'état d'esprit compétition. Physiquement, je pense qu'on est prêt. Mentalement, petit à petit, ça revient. On pensait que ça allait être plus dur, finalement ça va.
On va kiffer avec un nouvel entraîneur
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Avez-vous pris conscience de l'engouement suscité par votre titre olympique ?
EN : Franchement, c'était incroyable. Au Trocadéro (où ont été célébrées les équipes de France de basket, de hand et de volley au retour de Tokyo le lundi 9 août, NDLR), on a pris un gifle. Je me disais que les gens étaient là pour les basketteurs, les handballeurs. Qu'est-ce qu'on faisait là. Il y a quelque chose qui a changé, ça a marqué les gens.

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Pour ne pas perdre cet engouement, devez-vous monter sur le podium à l'Euro ?
EN : On ne doit pas, mais ce serait beau. L'envie est là, la motivation est là. Après, il y a d'autres équipes ! Je pense aussi que c'est important pour le volley de continuer sur notre lancée, que l'on confirme. On est sur la chaîne L'Equipe, tout le monde va regarder. Si on saute en poules, ce serait dommage. Si on fait une finale ce serait top !
Avez-vous les moyens d'enchaîner à la fin de cet été interminable débuté mi-mai avec la Ligue des nations ?
EN : Je pense que l'on est capable d'enchaîner, surtout dans une telle ambiance où de toute façon notre été est réussi. Il n'y a pas de crispation à avoir, pas de pression à avoir. On va jouer au volley-ball, on va kiffer avec un nouvel entraîneur qui va nous apporter autre chose. On ne va rien inventer, on va y aller en détente, jouer nos matches sans pression.
On ne va jamais jouer une compétition pour perdre au 1er tour
Un élément de motivation pour cet Euro, c'est l'arrivée de Bernardinho. Vous êtes ami avec son fils Bruninho, passeur de l'équipe du Brésil. Que pouvez-vous nous dire sur ce nouveau sélectionneur ?
EN : C'est quelqu'un qui a beaucoup de valeurs et de principes. Il est très humain. Ce qui nous fait encore plus plaisir, au-delà de venir nous entraîner nous, c'est qu'il a une vraie ambition de faire grandir le volley français, de bosser avec les jeunes. C'est important. Après tout ce qu'il a fait, il n'était pas obligé. On a besoin de personnes comme lui, qui a été à la tête du volley brésilien.
Cet Euro sera-t-il une compétition de rodage pour ce nouveau staff ?
EN : Il va également servir à ça, je pense. Après, on ne va jamais jouer une compétition pour perdre au 1er tour. C'est hors de question.

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