Les demi-finales du Mondial de volley opposeront le Brésil à la Serbie et la Pologne aux États-Unis, samedi à Turin. Le tout petit suspense qui persistait vendredi pour la dernière journée de poule a été vite anéanti par les Polonais, vainqueurs express du premier set de leur match contre l'Italie (25-14). La Nazionale devait gagner 3 à 0, et encore en encaissant moins de 60 points, pour passer.

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Le premier match de la journée, entre deux équipes déjà qualifiées, a été remporté par le Brésil contre les États-Unis 3 à 0 (25-20, 25-18, 25-19). Il n'y a désormais plus aucune équipe invaincue dans le tournoi. Les Brésiliens, champions olympiques et trois fois champions du monde en 2002, 2006 et 2010, sont les favoris pour un nouveau sacre, autour de leur pointu Wallace, même s'ils n'ont pas toujours été souverains depuis le début de la compétition. Les Sud-Américains avaient perdu contre les Pays-Bas au premier tour, puis souffert contre les Français. Dans le match crucial de mercredi contre les Russes, ils ont été menés 2 sets à 0 avant de renverser la situation.

Les Etats-Unis favoris pour le sacre ?

Les Serbes sont les moins attendus à ce niveau. Ils accèdent d'ailleurs au dernier carré tout en ayant perdu deux de leurs trois derniers matchs 3 à 0 (à chaque fois contre la Pologne), à cause de l'une des multiples bizarreries provoquées par une formule inintelligible. Ils ont signé aussi quelques grandes performances en battant la Russie, la France et l'Italie grâce à leur attaquant de pointe Aleksandar Atanasijevic.

Dans l'autre affiche, ce sont les Américains qui semblent au-dessus, si l'on en croit leur début de compétition (neuf victoires d'affilée) avant le match de vendredi, dont on ne peut tirer aucun enseignement. Très athlétiques à l'image de leur excellent passeur Micah Christenson (1,97m), ils cherchent à ramener l'or mondial aux États-Unis 32 ans après le titre de la génération de Karch Kiraly.

Les Polonais, sacrés chez eux il y a quatre ans, ont bénéficié de circonstances favorables créées par la formule tarabiscotée du Mondial. Ils ont les moyens d'inquiéter les États-Unis avec la puissance de frappe de leurs attaquants, à commencer par le vétéran Bartosz Kurek.

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