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Les Bleus battent la Tunisie mais devront repasser par un TQO

Les Bleus battent la Tunisie mais devront repasser par un TQO
Par AFP

Le 11/08/2019 à 14:09Mis à jour Le 11/08/2019 à 14:33

TOURNOI DE QUALIFICATION OLYMPIQUE - L'équipe de France a remporté son dernier match du TQO à Gdansk en dominant dimanche la Tunisie trois sets à un. Ce succès restera toutefois insuffisant car en perdant un set, les Bleus ne peuvent plus mathématiquement remporter ce tournoi et devront disputer un ultime TQO en janvier prochain pour se qualifier pour les JO 2020 de Tokyo.

Les volleyeurs français ont abandonné tout espoir d'une qualification directe pour les Jeux Olympiques de Tokyo, malgré leur victoire dimanche à Gdansk contre la Tunisie 3 sets à 1 (25-21, 20-25, 25-19, 25-22). Seule une victoire sans céder le moindre set aux récents champions d'Afrique pouvait entretenir un infime espoir de décrocher la première place du groupe, qui comprend également la Pologne et la Slovénie, et l'unique billet en jeu pour les JO 2020.

Pour disputer une cinquième fois les JO après Séoul- 988, Barcelone 1992, Athènes 2004 et Rio 2016, les Français devront donc gagner le dernier tournoi de qualification continental en janvier (du 6 au 12), réunissant les huit meilleures nations européennes pas encore qualifiées.

"On était sûr de ne pas se qualifier"

La victoire conquise contre la Tunisie avec un six de départ modifié par rapport à samedi, n'a même pas laissé le suspense ouvert quelques heures, le temps d'attendre le match entre la Pologne et la Slovénie. "C'était important de finir par une victoire, ce ne sont pas les matches les plus simples, ils n'ont pas grand intérêt parce que c'est clair que la Pologne va prendre un set contre les Slovènes. Donc on était sûr de ne pas se qualifier", a commenté Julien Lyneel au micro de la chaîne L'Équipe après la rencontre.

L'improbable renversement de situation n'a donc pas eu lieu et la qualification des hommes de Laurent Tillie passera par les rattrapages européens dans moins de cinq mois. Ce sera du 6 au 12 janvier, probablement à Berlin, avec une très forte concurrence, puisqu'il y aura au moins ou l'Italie, vice-championne olympique à Rio en 2016, ou la Serbie, 4e du dernier Championnat du monde en 2018. Et un seul ticket à la clé, pour le vainqueur de ce tournoi de la dernière chance.

Avant ce tournoi couperet, les Français ont un autre immense défi devant eux en septembre (12-29) : le Championnat d'Europe à domicile avec un premier tour à Montpellier (avec notamment l'Italie et la Bulgarie), un 8e et un quart à Nantes, et si tout se passe bien un dernier carré à Paris-Bercy, lieu de tant d'exploits d'équipes de France.

Un événement crucial pour le volley hexagonal, avec une exposition médiatique maximale, où un huitième podium sera l'objectif à atteindre, alors que les Bleus du volley restent sur des échecs en grands championnats - 9es des JO 2016, 9es de l'Euro 2017 et 7es du Mondial 2018.

La correction infligée samedi par la Pologne, qui avait annoncé que le TQO à domicile était la priorité absolue de son été, a donné une idée du travail qu'il reste à accomplir pour y parvenir. "On a pris une belle claque hier contre les Polonais, il ne faut pas tout remettre en question. Il faut se remobiliser et se repréparer pour les prochaines échéances avec l'Euro", a expliqué Lyneel. "Des équipes comme la Pologne, physiquement sont au-dessus de nous, mais il faut jouer avec nos valeurs et ce qui fait notre force. Ce n'était pas notre jour hier, c'était celui des Polonais. A l'Euro on verra", a-t-il conclu.

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