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La Ligue des champions fait peau neuve

La Ligue des champions fait peau neuve
Par European Volleyball Confederation

Le 18/12/2018 à 16:44

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Coup de pinceau sur la Ligue des champions de volley. Annoncée en mai dernier, la réforme de la compétition pour la saison 2018-2019 bouleverse en profondeur son fonctionnement : plus de Final Four, plus d’avantage au club hôte, et un retour à un format éliminatoire plus classique. De quoi rebattre les cartes et favoriser la constance des résultats.

Ce qui change pour 2018-2019

  • Le format, tout d’abord. Il y a toujours 20 clubs qualifiés pour la phase finale mais la sélection est différente. Avant cette réforme, il y avait 12 équipes qualifiées d’office et 8 équipes qualifiées après un tour préliminaire. Désormais, 18 équipes seront qualifiées directement selon le nouveau système de ranking, le “Champions League Ranking”, obtenu en fonction des performances des clubs sur les trois dernières saisons.
  • Les deux strapontins restants sont attribués après trois tours de qualification. Pour cette nouvelle mouture, ce sont Francfort et Chaumont qui ont obtenu les derniers tickets. A noter que les clubs perdants de ces trois tours de qualification sont reversés dans la Coupe de la CEV, petite sœur de la Ligue des champions.
  • Autre changement : après la phase poules (5 groupes de 4 équipes), il n’y a plus de playoffs à 12 puis 6 comme c’était le cas auparavant. On revient à un format plus classique : les premiers et meilleurs deuxièmes joueront des quarts de finale puis des demi-finales. A chaque fois, dans un format de matches aller et retour.
  • Enfin, dernière modification majeure : exit le Final Four et le club hôte directement qualifié pour le dernier carré. Place à un demi-finale aller-retour donc, pour conclure en beauté avec une finale en match unique sur terrain neutre.

Pour résumer, la Confédération Européenne de Volley (CEV) veut une répartition plus équitable des équipes. Avec l’instauration d’un “ranking”, la CEV espère une désignation plus juste des 18 clubs qualifiés, puisque la grande majorité des élus sera choisie sur les résultats des trois dernières années et non plus sur une phase préliminaire. De même, la disparition du privilège du pays-hôte du Final Four et la tenue de la finale sur un terrain neutre vont également en ce sens.

Qui sont les favoris ?

  • Le Zenit Kazan

Qui d’autre ? Quadruple tenant du titre, le Zenit Kazan est l’immense favori à sa propre succession. Vainqueur de 8 des 9 derniers championnats de Russie, le club de Tatarstan, renforcé de la star Earvin Ngapeth depuis cet été, ne vise rien d’autre qu’une sixième couronne continentale en huit ans. Le club russe a facilement remporté son premier match 3-0 face à Francfort.

Vidéo - La nouvelle vie de Ngapeth

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  • Civitanova

Finaliste en titre, l’équipe italienne est orpheline de son libéro français Jenia Grebennikov, parti à Trentino. Elle s'est néanmoins facilement imposée face à Modène (3-0) lors de la première journée. Quatrième de Serie A1 avec un match en retard, l’équipe du passeur brésilien Bruno sera encore une des favoris.

  • Pérouse

Autre équipe italienne qui a une belle tête de prétendante, Pérouse et sa star cubaine Wilfredo Leon, arrivée de Kazan cet été. Le leader de Serie A s’est facilement débarrassé du Dinamo Moscou (3-0) lors de la première journée. Troisième l’année dernière, le champion d’Italie en titre visera une première victoire.

  • Kedzierzyn-Kozle

Onze matches, onze victoires. 33 sets gagnés, 6 perdus. En PlusLiga, le championnat polonais, Kedzierzyn-Kozle écrase tout. Et il compte bien faire de même dans cette nouvelle Ligue des champions. Mais il faudra sortir d’un groupe très relevé avec Modène et Civitanova. Pour sa première, il a dominé sans trembler le club tchèque de Karlovarsko (3-0).

Et les clubs français ?

Chez les hommes, il y a deux clubs français dans cette Ligue des champions 2018-2019 : Tours et Chaumont. Tours, actuel deuxième de Ligue A derrière Rennes, était qualifié d’office en tant que champion de France en titre. Tombés dans le groupe de Pérouse avec le Dinamo Moscou et Izmir, les Tourangeaux ont toutes les armes pour se sortir de la poule E et rallier les quarts de finale.

Chaumont a eu un parcours plus compliqué : il a obtenu un des deux billets délivrés après trois tours de qualification. Le finaliste du championnat de France a écarté tour à tour les Norvégiens de Bergen (6-0), les Espagnols de Teruel (5-3) et enfin les Serbes de Novi Sad (6-0). Il sera compliqué de sortir du groupe C où se trouvent Friedrichshafen, le Zenit Saint-Pétersbourg et Ljubljana.

Chez les filles, Béziers et le RC Cannes seront les deux chances françaises. Qualifiés d’office, le champion de France et son dauphin sont tombés dans deux groupes relevés. Les Biterroises ont hérité d’Istanbul, Stuttgart et Plovdiv. Les Cannoises sont avec Novare, Lodz et Minsk.

Le calendrier :

Deuxième journée de la phase de groupes : du 18 au 20 décembre

  • Quarts de finale : du 12 au 21 mars 2019
  • Demi-finales : du 02 au 11 avril 2019
  • Finale : 19 mai 2019
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