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Entre le favori Nino Schurter et le trouble-fête Peter Sagan, Julien Absalon aura fort à faire

Entre le favori Schurter et le trouble-fête Sagan, Absalon aura fort à faire
Par AFP

Le 20/08/2016 à 01:56Mis à jour Le 20/08/2016 à 05:18

JO RIO 2016 - Pour réussir un triplé olympique historique, Julien Absalon va devoir battre son ennemi numéro un, le Suisse Nino Schurter, quintuple champion du monde, mais aussi Peter Sagan, le Slovaque passé pour les Jeux de la route au VTT. La course s'annonce des plus ouvertes, même si le Français n'est plus le favori comme à Pékin et à Londres.

La Suisse et la France se disputent les titres olympiques de VTT des JO de Rio, samedi (dames) et dimanche (messieurs), avec le Tchèque Jaroslav Kulhavy et la Danoise Annika Langvad pour arbitres, dans une discipline dont l'attraction est le Slovaque Peter Sagan, champion du monde sur route.

Au Brésil, l'éternel duel entre le champion du monde de VTT, le Suisse Nino Schurter, et le double champion olympique (2008, 2012), le Français Julien Absalon, doit connaître un nouvel épisode. "Dans ma tête, Schurter est le favori. Il n'a jamais gagné de titre olympique, c'est la victoire qui manque à son palmarès. J'arrive plus tranquille", avance Absalon, qui avait perdu très tôt toute chance aux JO de Londres à cause d'une crevaison lente.

Schurter, favori serein

"Je suis là pour gagner", confirme le Suisse (30 ans), deuxième en 2012 derrière Kulhavy (et troisième en 2008). "Je suis en forme et mon matériel est parfait. Mais je ne peux pas tout contrôler. Tout ce que je peux maîtriser moi-même est sous contrôle", ajoute le quintuple champion du monde (2009, 2012, 2013, 2015, 2016).

Nino Schurter

Nino SchurterAFP

Absalon, lui aussi, affirme être prêt. Seule inconnue, les conditions météo, puisque la pluie pourrait être de la partie. "Je commence à intégrer cette hypothèse pour ne pas être pris au dépourvu, note le Français (36 ans). Sous la pluie, ça ne peut être que plus dur, physiquement et techniquement bien sûr".

Si le temps est sec, le parcours de Rio promet d'être rapide. "Au-dessus de 24 km/h", prédit Absalon. "Dans ce cas, il y aura un beau phénomène d'aspiration, beaucoup de placement. Ce sera intéressant d'être dans les roues mais jamais au-delà de la troisième place". Sous peine de voir partir Schurter ou Kulhavy, qui sait parfaitement se préparer pour le jour J.

Sagan vient à Rio prendre du plaisir

Indifférent à ces classements mondiaux, Sagan revient "pour le plaisir" à son premier amour, le VTT, dont il fut champion du monde juniors. Quatre semaines après avoir bouclé le Tour de France avec le maillot vert, le champion du monde sur route réapprend une autre discipline. "A Londres, je voulais déjà faire le VTT mais la Slovaquie n'était pas qualifiée", dit-il, évasif sur le classement qu'il peut viser à Rio : "Je ne sais pas. Je vais commencer vite et essayer d'aller de plus en plus vite".

A l'entraînement, Sagan a pris le sillage des meilleurs pour étudier les trajectoires et s'améliorer techniquement. "J'ai roulé avec lui, relate Absalon. Il se défend encore pas mal en pilotage même s'il manque un peu de fluidité. Il a la classe. On a eu un échange sympa. On voit qu'il suit la discipline, qu'il l'aime encore."

A distance des premiers sur la grille de départ, Sagan peut au moins revenir très vite. "Avec sa puissance, il va lui être facile de se replacer car il y a une grande ligne droite très large, explique Absalon. Pour lui, doubler trente coureurs sur 200 mètres à plat ne doit pas être très compliqué."

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