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WEC - Toyota, la nuit en tête ?

Toyota, la nuit en tête ?

Le 16/06/2018 à 23:53Mis à jour Le 17/06/2018 à 00:07

24 HEURES DU MANS – Toyota a abordé la nuit en tête, avec la n°7 devant la n°8. Avec le plein de sérénité ? Ses deux prototypes sont réglés comme des horloges, mais le spectre d'une nouvelle nuit cauchemardesque rôde encore.

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Disons-le franchement : Toyota a fait ce qu'elle voulait lors du premier tiers de course des 24 Heures du Mans, confortée par la supériorité de ses prototypes hybrides développant 350 chevaux de plus que les autres LMP1. Les deux bolides de la firme japonaise ont dit au revoir au reste du peloton les courbes Dunlop passées -on exagère à peine- et se sont même autorisés à jouer au chat et à la souris, ici et là, histoire d'animer la tête de l'épreuve.

Le constructeur nippon tient-il son premier succès sur le circuit sarthois ? Pour le moment, rien ne semble pouvoir enrayer son irrésistible doublé, pas même ses concurrents à l'affût de la moindre erreur : lors de la prise de relais de Fernando Alonso, la n°8 a reculé, sur son emplacement. L'Espagnol a-t-il activé la marche arrière, et donc enfreint le règlement ? Les têtes pensantes de SMP Racing, ont émis de sérieuses suspicions. En réalité, la monoplace du double champion du monde de Formule 1 a bel et bien été poussée par ses mécaniciens dans une opération licite.

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En 2017, trois abandons en moins de deux heures

Le pilote d'Oviedo n'a pas été perturbé par ce doute, ni même par sa sortie de box, où il a manqué de faucher un mécanicien. Mieux, il s'est aussi chargé du spectacle, d'abord en gobant José Maria Lopez, pilote de la n°7, puis en slalomant dans le trafic pour ne pas laisser filer l'Argentin. Emoussé par tant de prises de risques, Toyota a fini par sévir, avant minuit, réclamant à Sébastien Buemi de laisser 4 secondes de marge au prototype de tête. Le Suisse, agacé par le message et bénéficiant de pneumatiques plus frais, n'a pas véritablement obéi.

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Sur un rythme métronomique, les deux monstres japonais n'étaient séparés que d'1"8 après 135 tours de course. Alors, tous les signaux sont au vert. Mais les souvenirs, eux, sont noirs. Il y a un an moins un jour, le constructeur perdait ses trois prototypes en moins de deux heures, après dix heures d'épreuve, alors qu'elle matait Porsche. Cette fois, l'imposant constructeur allemand n'est pas là. Mais la malédiction flotte encore.

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