Loeb et Sainz en stratèges

Loeb et Sainz en stratèges
Par AFP

Le 25/10/2003 à 06:00Mis à jour

C'est parce qu'ils ne se sont pas trompés de choix de gommes le matin que Sébastien Loeb et Carlos Sainz (Citroen) ont dominé la 1ère étape du Rallye de Catalogne, vendredi. Peugeot et Ford ont sérieusement accusé le coup.

Entre Citroën et les Peugeot 206, tout s'était joué le matin, avant même le départ, par une température glaciale (aux alentours de zéro degré) alors qu'un épais brouillard noyait le parc d'assistance de Vic, à 80 km au nord-ouest de Lloret de Mar. "Nous avons conseillé à tous nos clients de chausser des pneus tendres. On pensait qu'il y avait la possibilité de condensation, d'humidité" , expliquait-on chez Michelin.

"Surpris par les écarts avec les Ford et les Peugeot"

D'autant que Petter Solberg (Subaru Impreza), vainqueur quelques jours plus tôt à Ajaccio, devait recevoir une pénalité de 50 secondes pour être sorti de l'assistance avec cinq minutes de retard, suite à un problème d'alternateur. "L'objectif, c'est de gagner. On attaque, j'essaie de faire de mon mieux. Pour l'instant, cela ne se passe pas mal. Je suis un peu surpris par les écarts avec les Ford et les Peugeot. Je sais que certains ont fait des erreurs de pneus, ce qui peut expliquer certaines choses" , analysait Loeb.

Loeb lève le nez

"Les routes étaient sèches mais froides. Il fallait vraiment chauffer les pneus avant les spéciales. De temps en temps c'était un peu délicat, glissant", insistait le pilote de la Xsara.

La voiture de Loeb portait d'ailleurs les stigmates d'une rude bataille qui s'engageait, aile arrière gauche "froissée". "Il y avait une grosse pierre posée au milieu de la route. On a tapé dedans avec le protège carter à l'avant, expliquait l'Alsacien. Cela nous a levé le nez, on est sorti de la trajectoire et on est allés s'appuyer un peu contre les glissières. C'est le risque ici".

"Ma position sur la route est délicate. Il y a de la boue sur les trajectoires. Mais, maintenant que nous avons les mêmes pneus que les autres, on est aux avant-postes", jubilait Panizzi. Sans ce mauvais choix du départ qui sait...

Quant à Richard Burns, le Britannique paraissait avoir retrouvé ses qualités quand, dans l'ES7, il partait en tête-à-queue, tapait de l'arrière, arrachait le spoiler de sa 206. Une trentaine de secondes de perdues, Burns rétrogradait de quelques places (6e).

Panizzi se rapprochait, se faisait menaçant pour Martin et Sainz. Et le chemin était encore long et semé d'embûches avant l'arrivée dimanche à Lloret de Mar.

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