Märtin remet ça

Märtin remet ça

Märtin remet ça
Par AFP

Le 31/10/2004 à 18:00Mis à jour

Comme en Corse deux semaines plus tôt, Markko Märtin (Ford) est sorti vainqueur sur l'asphalte catalane. "J'ai conduit en fonction des partiels de mes adversaires qui m'étaient communiqués. J'alignais juste mon rythme sur le leur et pilotais prudemment",

Märtin, qui devançait à l'arrivée Marcus Grönholm (Peugeot 307), Carlos Sainz (Citroën Xsara), Stéphane Sarrazin et Petter Solberg (Subaru Impreza), enlevait ainsi son troisième succès de l'année, le cinquième de sa carrière. Sur les routes corses, Märtin n'avait pour seul adversaire que son coéquipier belge, François Duval, victime d'un bris moteur le dernier jour, puisque Sébastien Loeb (Citroën Xsara) avait pour unique objectif d'assurer le titre mondial. Mais cette fois-ci, le Français visait la victoire en Catalogne.

"C'est inacceptable !"

"Ce qui est arrivé à Seb est fréquent en rallye, notamment ici... mais cela ne doit pas causer un abandon, indiquait Guy Fréquelin, patron de Citroën Sport, samedi dans la soirée. Après examen du carter, fourni par un sous-traitant, nous nous sommes aperçu qu'il présentait un défaut au niveau des soudures, certaines n'ayant pas été effectuées. C'est inacceptable !".

Pendant que Grönholm et Sainz livraient bagarre pour la deuxième place, le Finlandais exploitant au mieux l'efficacité et la fiabilité retrouvée de la 307 pour accumuler les scratches, Märtin filait vers la victoire, la cinquième de sa carrière et Stéphane Sarrazin confirmait sa réputation naissante.

"J'espère que l'on m'a remarqué"

Meilleur temps de l'ES15, le jeune Français confortait définitivement sa quatrième place devant le champion du monde de l'an dernier, le rival numéro un de Loeb, Petter Solberg, lui-même. "J'espère que Subaru m'a remarqué, on a essayé de confirmer ce que l'on avait fait en Allemagne et en Corse, j'espère que les autres constructeurs aussi m'ont remarqué. Quatrième au scratch, c'est énorme. Bien plus que l'on pouvait espérer. C'est fabuleux, mieux qu'un rêve" , se réjouissait Sarrazin.

Une carrière prometteuse semblait débuter pour le Français, alors qu'une autre, pleine, glorieuse, touchait à sa fin pour Carlos Sainz, "el matador".

L'Espagnol espérait une victoire pour son dernier rallye à domicile. A défaut d'atteindre cet objectif, Sainz n'en ajoutait pas moins un 96e podium, un record, à un formidable palmarès avant de le clore définitivement dans quinze jours à Perth en Australie pour une dernière apparition en Championnat du monde.

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