Märtin en tête, Sarrazin en vedette

Märtin en tête, Sarrazin en vedette

Märtin en tête, Sarrazin en vedette
Par AFP

Le 30/10/2004 à 12:00Mis à jour

Markko Märtin (Ford) a terminé en leader l'étape 2 du Rallye de Catalogne, samedi. Cette deuxième journée a confirmé le talent de Stéphane Sarrazin (Subaru).

[30/10/04] - L'Estonien Markko Martin (Ford Focus) occupait la tête du rallye de Catalogne, quinzième des seize épreuves du Championnat du monde, samedi soir à Vic à l'issue de la deuxième journée.

Martin devançait le Finlandais Marcus Gronholm (Peugeot 307), l'Espagnol Carlos Sainz (Citroën Xsara) et le Français Stéphane Sarrazin qui, au volant de sa Subaru Impreza client 2003, s'était installé à la 4e place devant le Norvégien Petter Solberg, champion du monde de l'an passé, sur sa Subaru Impreza officielle 2004. Neuvième en Allemagne, sixième en Corse, Sarrazin, qui n'en est qu'à ses débuts en rallye, sa troisième épreuve du Mondial seulement, n'en finit pas d'étonner. Samedi, la progression fulgurante du Français constituait le principal sujet de conversation des patrons d'écurie au parc d'assistance de Vic.

Peut-être autant que l'abandon de Sébastien Loeb (Citroën Xsara), sacré champion du monde quinze jours plus tôt en Corse, qui avait renoncé le matin (ES7), une pierre ayant percé le protège-carter de la Xsara, provoquant une fuite d'huile. "Sans le savoir, la France a peut-être deux Loeb", disait même Corrado Provera, le patron de Peugeot Sport.

Dans la dernière spéciale de la journée, la plus longue (San Julia, 32,9 km), annulée le matin, Solberg avait concédé 20 secondes au jeune Sarrazin qui s'était hissé au niveau des Sainz, Martin et Gronholm.

Samedi soir, à l'arrivée à Vic, le Français était ainsi l'objet de toutes les attentions, une multitude de micros, de caméras, se pressant autour de la Subaru aux couleurs de l'équipe de France FFSA. Tandis que, garé derrière, Solberg faisait grise mine. Le Norvégien et son copilote Phil Mills, semblaient effondrés. Luis Moya, le manageur, jetait un regard vers la voiture du Français et lâchait: "ce qu'il vient de faire est tout simplement magnifique".

"Je n'arrive pas à y croire, c'est une journée de rêve, s'exclamait quant à lui Sarrazin. On m'aurait dit cela il y a quelques mois, je ne l'aurais pas cru. Quatrième au scratch, et à la régulière, c'est énorme, plus que l'on pouvait espérer".

"Ce n'est pas que l'on roulait facile, mais simplement à notre rythme, poursuivait le Français. J'en garde toujours un peu sous le pied car je n'ai pas droit à l'erreur, mais il faut se rapprocher de la limite pour se rapprocher des meilleurs. En travaillant, on va y arriver. Dimanche, on essaiera de continuer comme ça".

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