Un compte à régler

Un compte à régler
Par AFP

Le 15/09/2005 à 09:00Mis à jour

En 2003, Sébastien Loeb avait remisé ses ambitions pour couronner Citroën. En 2004, il avait poussé Petter Solberg (Subaru) dans ses derniers retranchements. Cette année, le Rallye de Grande-Bretagne est donc un beau défi pour le Français. D'autant qu'il

"Loeb et Solberg nous avaient offert un duel au sommet pendant trois jours, se souvient Aimé Chatard, responsable de Michelin, et la victoire a basculé en faveur du Norvégien dans les tout derniers kilomètres... de manière encore inexpliquée sur un plan technique".

Si Loeb n'a toujours pas compris, et digéré, comment Solberg avait pu refaire son retard et passer devant, le champion du monde est bien décidé cette fois à avoir le dernier mot. "Revanche... oui et non, tempère cependant le pilote Citroën. C'est vrai que cela fait deux fois que la victoire me passe sous le nez. Mais, à chaque fois, l'opération réalisée était bonne pour Citroën. Cela dit, j'ai très envie cette fois de m'imposer".

L'optique constructeurs

Si le titre pilote relève de l'impossible, le Finlandais et son coéquipier estonien veulent encore croire à un succès constructeurs pour Peugeot actuellement devancé par Citroën. Une couronne qui passe par un excellent résultat sur les chemins gallois, une victoire. Mais voilà, vainqueur en 2001, Grönholm a depuis collectionné les abandons. "J'aime bien les spéciales de ce rallye. S'il est difficile d'évaluer nos chances de remonter au classement constructeurs, notre 307 est très performante et je compte donc tout faire pour l'emporter", avertit Grönholm.

Le choix du lundi

Loeb aurait préféré un terrain sec, plutôt chaud pour bénéficier de l'avantage de ses pneus Michelin dans de telles conditions. Mais les ambitions de pilote Citroën ne s'arrêtent pas à la météo. "J'aime bien évoluer sur un terrain gras. Pour le fun", note-t-il.

Le problème de choix de pneus avec les variations de température peut aussi jouer des tours. Avec un risque en cas de conditions constantes, l'obligation d'utiliser la même gamme de gommes... et d'en manquer. C'est le seul point noir pour Loeb. "Le seul aspect que je n'aime pas dans ce rallye c'est que nous pouvons, en nous trompant dans la composition du paquetage pneus, l'avoir perdu dès le lundi. Avant même qu'il ne commence", s'inquiète le Français.

0
0