Loeb imperturbable

Loeb imperturbable

Loeb imperturbable
Par Eurosport

Le 24/06/2005 à 16:00Mis à jour

Sébastien Loeb (Citroën) a récupéré au dernier moment, vendredi, sa position matinale de leader du Rallye de Grèce. Insensible au climat de scandale lié la libre interprétation des commissaires de la FIA du règlement, le champion du monde a remporté le pr

[24/06/05] - Sébastien Loeb (Citroën Xsara) avait retrouvé sa place préférée, la première, au rallye de Grèce, huitième des seize épreuves du Championnat du monde, à l'issue d'une première journée mouvementée, gâchée par une décision incroyable des commissaires, vendredi soir à Lamia. En dépit d'une position d'ouvreur très pénalisante sur les routes hellènes, le Français était parvenu à limiter les dégâts le matin. Avant de faire la différence dans la dernière et longue spéciale de l'après-midi (ES7, Elatia-Zeli 32,55 km), pour finalement devancer le Finlandais Marcus Grönholm (Peugeot 307), le toujours véloce Espagnol Carlos Sainz (Citroën Xsara) et trois autres Finlandais, Toni Gardemeister, Mikko Hirvonen (Ford Focus) et Harri Rovanperä (Mitsubishi Lancer.

Si le quatuor de tête se tenait en moins de 20 secondes, derrière, l'écart était déjà important. Quant aux Subaru, objet de la discorde, elles étaient toutes reléguées dans les profondeurs du classement, Petter Solberg, Chris Atkinson et Stéphane Sarrazin accumulant erreurs et problèmes. Comme si le sort se vengeait en frappant la "maison bleue" de David Richards.

Bien mal acquis...

En décidant de n'infliger qu'une amende aux trois Subaru et à la Mitsubishi Lancer de Gigi Galli, alors que les voitures avaient été pesées largement au-dessous du poids minimum (1230 kg) jeudi soir après la super spéciale du stade olympique d'Athènes, au lieu de l'exclusion requise pour une telle faute, les trois commissaires de la Fédération internationale de l'automobile (FIA) avaient jeté un grand discrédit sur la discipline, et semé trouble et colère parmi les autres équipes, les autres pilotes.

Par le passé, les commissaires avaient montré moins de compréhension pour des fautes moins graves, comme les exclusions de Grönholm en Argentine 2002 et à Chypre l'an dernier. La Subaru de Petter Solberg avait pourtant affiché un poids inférieur de 12 kg au minimum autorisé à chacune des quatre pesées effectuées. Enorme.

Bien mal acquis ne profite jamais. Le Norvégien ne devait pas tirer bénéfice de cette clémence. Au contraire. Solberg avait promis d'attaquer, de prendre tous les risques pour empêcher Loeb de poursuivre sa marche triomphale. A deux reprises, le Norvégien partait à la faute, endommageait sa Subaru, perdant plus de trois minutes sur le Français.

"Faire ma course"

Pendant que Loeb balayait les graviers, perdait du temps, Grönholm et Hirvonen en profitaient pour occuper un instant la tête de la course. Carlos Sainz s'offrait un scratch, puis les meilleurs temps derrière le champion du monde en titre qui revenait aux affaires, en tête.

Même désavantagé, Loeb n'avait jamais douté. "C'est le premier rallye de la saison où on est vraiment pénalisé en ouvrant la route, expliquait le Français. C'est très sec, il y a beaucoup de graviers et on a perdu pas mal de temps. Mais je ne me suis jamais inquiété quand je sentais que je perdais du temps. Je me suis dit -c'est comme ça-. Sur d'autres rallyes j'avais été plutôt chanceux qu'il pleuve un peu avant la course. Là, il fallait bien que je balaye une

fois".

Imperturbable face aux difficultés du terrain, Loeb l'était aussi face à l'incompréhensible décision des commissaires. "Par rapport à la faute commise, c'est grave, estimait le pilote Citroën. Ne pas avoir une pénalité plus importante est surprenant. Mais ils sont en train de payer la chance dont ils ont bénéficié. Je préfère ne pas m'en occuper. J'essaie de faire ma course. Et pour l'instant, cela ne se passe pas trop mal. C'est une belle bagarre, une course intéressante. Il faut continuer comme ça"...

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