Les titans

Les titans
Par AFP

Le 12/02/2005 à 13:01Mis à jour

2e journée suédoise titanesque entre Petter Solberg (Subaru) et Marcus Grönholm (Peugeot), samedi. Les deux hommes se sont livrés un fantastique mano a mano. Le champion du monde Sébastien Loeb (Citroën) est resté en embuscade, puis a fini en difficulté.

Rien ne semblait joué entre Petter Solberg (Subaru Impreza) et Marcus Gronholm (Peugeot 307) au rallye de Suède, samedi soir à Karlstad, à l'issue d'une deuxième journée conclue par des problèmes de moteur pour Sébastien Loeb (Citroën Xsara), troisième mais inquiet.

Pour Loeb, en revanche, le pire était à redouter. Un problème de joint de culasse laissait peser une lourde menace: "Il n'est pas question d'aller chercher qui que ce soit devant, on a perdu trop de temps", analysait le tenant du titre. "Je vais déjà essayer de finir troisième... en espérant que le moteur tiendra".

L'Italien Gianluigi Galli (Mitsubishi Lancer), lui, avait disparu du quatuor de tête, victime d'un bris de demi-arbre de transmission et relégué en huitième position.

"Ca fait beaucoup"

Avantage au pilote Peugeot sur les portions "neige", au Norvégien sur une surface "terre". "Cette spéciale était vraiment une hivernale comme je les aime", soulignait ainsi Gronholm au terme de l'ES11 (Lejen), la plus longue du rallye (26,40 kms). "Je veux vraiment gagner ce rallye très spécial pour moi. C'est celui de ma première victoire, la première de Peugeot (2000)".

Dans ces dernières, le pilote Subaru frappait fort et se donnait un peu d'air, en prenant près de 13 secondes au Finlandais et plus de 22 au Français, relégué à 34 sec. "Ça fait beaucoup, il me faudra batailler dur. Mais c'est possible", estimait Gronholm.

Le pire pour Citroën

Dans le camp Citroën, Guy Fréquelin faisait grise mine. Après la "douche froide" de François Duval rélégué dans les bas fonds après avoir connu une succession d'avaries sur les pneumatiques, imputables à une conduite trop "risquée", le problème moteur de Loeb laissait craindre le pire pour Citroën.

Loeb et Citroën écartés, Gronholm semblait partagé entre son désir de gagner à "tout prix", en prenant tous les risques, et celui de préserver les huit points susceptibles de propulser Peugeot en tête du Mondial constructeurs. Un honneur que la marque au Lion n'a plus connu depuis septembre 2003.

Quant à Solberg, il ne se posait pas de question, Subaru ayant fait du titre pilotes sa priorité. Pour le Norvégien malheureux au Monte-Carlo, seule la victoire serait belle...

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