Loeb encore seul

Loeb encore seul
Par AFP

Le 03/06/2005 à 22:00Mis à jour

Les rallyes se suivent et se ressemblent. Dans la lignée de Chypre, Sébastien Loeb (Citroën) a entamé vendredi en Turquie une domination sans partage. Ou presque. Seul Gianluigi Galli (Mitsubishi) a pu le priver d'un scratch.

"Seb a attaqué à fond", témoignait Daniel Elena, le copilote de Loeb, après les deux premières spéciales du matin. Le champion en titre venait de réaliser une formidable entame, de porter un terrible coup au moral de ses rivaux, de Solberg et Gronholm notamment. "Je le devais au cas où... Il faut se mettre à l'abri tant nous risquons de trouver des parties d'autant plus piègeuses qu'il risque de pleuvoir", expliquait alors l'Alsacien.

"L'enfer"

Toujours aussi avisé, fidèle à sa stratégie, ce dernier savait qu'il lui faudrait adopter un rythme prudent sur certains secteurs. Ainsi dans l'ES4, sur une portion d'une douzaine de km de boue et de glaise, Loeb, handicapé par son rôle "d'ouvreur", se voyait contraint de céder du terrain. "C'était holiday on ice, l'enfer", reconnaissait l'intéressé.

Sur un terrain plus sec, ou sous la pluie et dans le brouillard, Sébastien Loeb creusait l'écart sur ses concurrents. Tous incapables de suivre le rythme endiablé de la Xsara "numéro un".

Solberg perdait pied. Markko Martin (Peugeot 307) sombrait corps et bien. Gronholm s'en tirait mieux. Sans pouvoir toutefois se hisser au niveau du Français. Une lourde désillusion pour le Finlandais qui affichait de grandes ambitions au départ le matin.

"Ca revient vite"

Un deuxième temps, juste derrière son talentueux cadet (ES6), emplissait de bonheur Guy Fréquelin, directeur de Citroën Sport. De quoi pousser ce dernier à convaincre Sainz de... rester encore un peu après la Turquie. "Ça revient vite, hein ?" , lançait Marc Marti à l'adresse d'un petit groupe de journalistes en pointant Sainz, son pilote, du menton. L'effet "roi Carlos" jouait à plein au sein d'une équipe Citroën à l'ambiance badine. Comme le matin aux premières lueurs de l'aube quand Sainz était arrivé pour le petit déjeuner. "Tu as bien dormi ?", interrogeait Guy Fréquelin. "Pas trop", répondait l'Espagnol. "C'est normal quand on dispute son premier rallye. Tu verras, tu t'y feras", plaisantait Loeb.

Après la démonstration de la première journée, personne ne voyait comment le Français pourrait laisser échapper une nouvelle victoire, la cinquième cette saison, la quatorzième d'une jeune et riche carrière.

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