Ajaccio verbatim

Ajaccio verbatim
Par Eurosport

Le 14/10/2004 à 23:00Mis à jour

Impressions de pilotes du championnat du monde WRC avant le Rallye de France, disputé en Corse. Au programme : Loeb, Sainz, Fréquelin (Citroën), Märtin, Duval (Ford), Grönhölm, Robert (Peugeot)...

Carlos Sainz (Citroën Xsara) : "Je l'ai déjà rappelé en début de saison à l'occasion du Monte Carlo : ce genre de découpage avec très peu de spéciales à parcourir deux fois n'est pas, pour nous pilotes, très emballant. Je suis peut-être personnellement plus sensible à cet aspect des choses, en raison de tout ce que j'ai pu connaître par le passé. Certes, les temps ont changé ! Je préfèrerais néanmoins plus de spéciales, tout en respectant le kilomètrage maxi. Pour le sport, d'une part, et surtout, pour le plaisir de piloter ! Malgré tout, le fait de ne pas avoir beaucoup de spéciales à parcourir ne nous empêchera sans doute pas de vivre un superbe Tour de Corse..."

Jean-Claude Vaucard (Citroën Sport, directeur technique) : "Si les réglages sont assez proches en Corse, en Allemagne et en Catalogne, l'épreuve française exige une rigueur particulière, surtout cette année en raison de la longueur exceptionnelle des spéciales. Nous devons trouver un set-up qui permet de répartir les efforts sur toute la largeur de la bande de roulement pour obtenir une performance durable. Si les conditions sont mixtes, les infos sur l'état des spéciales vont être plus importantes que jamais."

Markko Märtin (Ford Focus) : "Les étapes débutent au bord de la mer à Ajaccio pour se hisser dans les montagnes où le climat peut changer sans prévenir. On peut ainsi facilement se faire surprendre par la pluie alors qu'un beau soleil illumine la côte et se retrouver pénalisé par un mauvais choix de pneus. J'espère que nous serons épargnés de ces conditions très changeantes que je n'apprécie pas. En tout cas, la Focus a déjà démontré ses qualités sur asphalte et j'espère que nous allons gagner sur cette surface avec cette voiture."

Marcus Grönholm (Peugeot 307) : "Il s'agit certainement d'un des rallyes asphalte que je préfère. J'apprécie son tracé qui est étroit et sinueux et qui convient mieux à ma formation de 'rallyman' que l'Espagne qui fait plus penser à du pilotage circuit. J'y ai d'assez bonnes sensations. J'espère en revanche qu'il ne pleuvra pas. Car dans ces conditions, le choix des pneus devient très difficile et aléatoire. Cela devient un peu une loterie..."

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