Solberg a démarré fort

Solberg a démarré fort
Par AFP

Le 02/10/2004 à 10:04Mis à jour

Le Norvégien Petter Solberg (Subaru) a creusé un impressionnant écart sur ses rivaux dans la première spéciale du Rallye d'Italie, vendredi, qui a fait la différence en fin de journée.

"La première spéciale, c'était comme un rallye cross. Il fallait piloter avec beaucoup de précision. J'aime les conditions difficiles" , a expliqué le Nordique, détenteur du titre mondial. Lauréat des deux dernières épreuves (Japon et Grande-Bretagne), Solberg a débuté en Sardaigne comme il avait terminé au pays de Galles: en boulet de canon.

Au terme des 28,7 km de l'ES d'ouverture, "Hollywood" avait relégué l'Estonien Markko Märtin (Ford Focus WCR 04) à 16 sec 8/10, et surtout Loeb, seulement 9e, à 32 sec 1/10. Handicapé par sa position d'ouvreur sur une route polluée par le sable, le Français a néanmoins limité son retard dans les spéciales successives, réalisant même le scratch dans la troisième.

"Je n'ai pas assuré, mais je ne me suis pas fait non plus beaucoup de chaleurs. J'ai roulé à mon rythme. Remonter à la deuxième place, ce serait bien. Mais Marcus ne va pas être d'accord" , a ajouté le pilote alsacien.

Le Finlandais Marcus Grönholm, malchanceux lors des derniers rallyes, a exprimé un sentiment mitigé : "Je n'étais pas content de la voiture ni de mon pilotage, surtout sur le premier parcours. Je n'apprécie pas ce genre de spéciales très serrées. Il y a trop de survirages", a expliqué le double champion du monde (2001 et 2002), qui a pourtant réalisé deux temps de référence.

La journée fut d'ailleurs difficile pour la patrouille finlandaise, avec trois unités perdues, en particulier Mikko Hirvonen (Subaru Impreza), arrivé hors délai lors du troisième contrôle.

Si les écarts entre Solberg et ses poursuivants se sont ensuite stabilisés, c'est que le tenant du titre fut confronté, après son envol, à une surchauffe du moteur et à l'usure des pneus tendres qu'il avait choisis.

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