Trois questions à Sébastien Loeb

Trois questions à Sébastien Loeb
Par Citroën Racing

Le 21/01/2004 à 12:00Mis à jour

Splendide vainqueur en 2003, Sébastien Loeb repart à l'assaut du titre au volant de sa Xsara sur les routes du Monte carlo, ce week-end. Le vice-champion du monde parle de sa fin d'année "un peu folle", de sa préparation à la première manche du Mondial WR

Parlez-nous de votre préparation...

Sébastien Loeb : Nous avons effectué des essais, imbriqués entre une fin d'année un peu folle, des sollicitations agréables mais nombreuses, la préparation de la Suède, déjà, et, fort heureusement, quelques jours de repos au calme. Comme de coutume, les conditions de route des tests n'ont pas toujours été exactement celles cherchées, mais si l'on fait le bilan, on s'aperçoit que Carlos et moi avons balayé à nous deux toutes les possibilités, de l'asphalte sec à la pluie battante en passant par la neige, la neige fondante, la "soupe", la glace... Le patchwork complet. Cela nous a surtout servi pour tester les diverses montes pneumatiques. Pour ce qui est de la Xsara elle-même, il faut considérer que la préparation Monte Carlo est une préparation asphalte et que sur ce plan, nous avons de bons repères. Ce qui nous permet de constater que notre voiture progresse constamment, par petites touches, régulièrement...

Que pensez-vous du tracé proposé par cette édition ?

S.L. : Neuf tracés vont être utilisés. J'en ai parcouru trois en course, trois et demi si l'on veut puisque 'Lantosque-Col de Braus" est une prolongation de 'Lantosque-Lucéram'. Je connais 'Tourette' et 'Le Bleine'... dans l'autre sens, ce qui apporte peu. Je vais découvrir 'Piégut', 'Laborel' et 'Rosans'. Toutefois, à part Carlos et ceux qui ont disputé l'édition 2000, je crois que nous sommes à peu près tous logés à la même enseigne. Ce qu'il faut noter, c'est qu'il va y avoir comme d'habitude des choix de pneus difficiles, qui peuvent se révéler décisifs. Lors des deux dernières années, l'équipe Citroën a parfaitement géré cet aspect du problème. J'espère qu'il en ira de même cette année. Après, ce sera à nous de jouer...

Dominateur en 2002, vainqueur sortant, vous faites le favori idéal...

S.L. : Je crois que je n'ai pas le choix ! C'est plutôt agréable, même si cela représente plus de sollicitations avant la course. Pour ce qui est de la pression 'livrée avec' ce rang de favori, je l'ai connue au Monte Carlo et au Deutschland l'an passé. Je me suis aperçu que c'est le genre de chose qui s'estompe dès que l'on met le casque. Comme tous, j'ai envie de bien faire. Les cinq rallyes asphalte de la saison dernière ne se sont pas tous bien terminés, mais j'en ai remporté trois et j'ai occupé un moment la première place lors des deux autres. C'est bon pour la confiance. Globalement, je me sens plus solide... Cela dit, je n'oublie pas qu'au Monte Carlo, on peut se faire piéger en une fraction de seconde...

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