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Loeb : "A l'abri de rien"

Loeb : "A l'abri de rien"
Par AFP

Le 02/10/2008 à 17:36Mis à jour

Triple tenant du titre en Catalogne, Sébastien Loeb (Citroën C4 WRT) prend toutes ses précautions avant le rallye d'Espagne, dans le but de conserver sa première place au classement individuel, voire d'augmenter son avance sur Mikko Hirvonen, son principa

SEBASTIEN LOEB, comment se présente cette édition 2008 ?

S.L. : "C'est un beau rallye et tout se présente bien. Pour l'instant, notre position est idéale, nous sommes en tête des deux championnats, avant deux rallyes asphalte qui, statistiquement, réussissent plutôt bien à Citroën. Mais il faut rester très concentrés, très vigilants, ne pas se relâcher car, même si c'est de l'asphalte, nous ne sommes à l'abri de rien. L'un de mes ouvreurs m'a dit hier que je pourrais être sacré en Corse. Je n'avais pas fait le calcul. Il faudrait quand même un sacré concours de circonstances pour que ça arrive, mais je sais que c'est possible."

Est-ce que votre expérience du circuit va vous aider ici ?

S.L. : "La différence, c'est qu'en circuit on répète beaucoup. On passe et on repasse, donc au bout d'un moment on connaît forcément les trajectoires, les points de freinage. Le circuit, ça peut me donner des notions de trajectoire, mais en rallye c'est quand même délicat d'être pile-poil aussi tendu, même si c'est ce que je m'attache à faire. Je vais devoir faire un choix entre attaque maxi et rester sur la route. Je vais partir à mon rythme, comme je fais toujours, en essayant surtout d'éviter les crevaisons."

Quelle va être l'importance du paramètre pneus ?

S.L. : "C'est la première fois qu'on roule ici en Catalogne sans ATS (ndlr: les mousses anti-crevaison, interdites depuis cette saison) et il y a des endroits où c'est très facile de crever, des cordes de virages où l'asphalte est très coupant, très tranchant, et peut facilement déchirer un pneu. Au deuxième passage dans les spéciales, on sera obligés de prendre les cordes prises par les autres voitures au premier passage, il y aura du gravier sur la route et on n'aura pas le choix, ce sera un peu la roulette. L'endurance des pneus peut jouer aussi, surtout le deuxième jour s'il fait chaud, avec la spéciale de 38 km (ES7 et ES10). On n'a aucune expérience sur ce type de spéciale avec ces pneus-là."

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