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Rallye d'Espagne : Loeb gagne comme une légende, Ogier reprend les commandes du championnat

Loeb comme une légende, Ogier reprend les commandes

Le 28/10/2018 à 13:48Mis à jour Le 28/10/2018 à 14:31

RALLYE D'ESPAGNE - Sébastien Loeb (Citroën) est inoxydable. Le pilote français, nonuple champion du monde, a remporté dimanche le rallye d'Espagne et signé un 79e succès en WRC. Loeb s'est imposé devant Sébastien Ogier (M-Sport), qui effectue une excellente opération en reprenant la tête du championnat à Thierry Neuville (Hyundai) avant le dernier rallye de la saison en Australie.

Le temps n'a pas de prise sur Sébastien Loeb. Le nonuple champion du monde est venu jouer les arbitres de luxe dans la bataille pour le titre mondial en remportant le rallye d'Espagne, dimanche. Au volant de sa Citroën, Loeb s'est rappelé au bon souvenir de ses adversaires et a devancé son compatriote Sébastien Ogier (M-Sport Ford) au terme de la 18e et dernière spéciale. Ce dernier est tout de même le grand gagnant du week-end puisqu'il reprend la tête du championnat à Thierry Neuville pour trois points (204 contre 201). Le Belge a perdu gros en ne terminant que 4e, derrière Elfyn Evans (M-Sport Ford), après une crevaison dans la Power Stage qui lui coûte le podium et... trois points très précieux.

L'autre grand perdant s'appelle Ott Tänak (Hyundai), seulement 6e à l'arrivée, malgré son meilleur temps en Power Stage qui lui permet de grappiller cinq points et de rester, mathématiquement, en course pour le titre mondial (181 points) avant le dernier rallye de la saison en Australie (du 16 au 18 novembre).

"J'ai galéré tous les matins à trouver le rythme"

En tête avant la Power Stage ce dimanche midi, Loeb a tenu bon en ne concédant que sept dixièmes à Ogier, qui a finalement échoué à 2"9. Pour sa troisième pige de la saison (après une 5e place au Mexique et une 14e en France en début d'année), la légende du rallye, 44 ans, a mis une nouvelle fois tout le monde d'accord sur l'asphalte catalan pour signer sa 79e victoire en WRC, la 9e en Catalogne et surtout la première depuis cinq ans et le rallye d'Argentine 2013.

"C'est incroyable, je ne pouvais pas y croire", a lancé un Loeb très ému à l'arrivée, au côté de son éternel co-pilote, Daniel Elena. "J'ai galéré tous les matins à trouver le rythme, excepté ce matin", a confié l'Alsacien, qui a dominé les deux premières spéciales dimanche grâce à un choix de pneus (durs) audacieux. "C'est dingue de renouer avec la victoire en WRC cinq ans après", a souligné Loeb, qui ne sait pas de quoi son avenir sera fait l'an prochain après le retrait de Peugeot Sport du championnat du monde de rallycross, où il évoluait depuis 2016.

Au passage, Loeb offre à Citroën, avec qui il a remporté ses neuf titres de champion du monde, un premier succès en championnat du monde depuis un an (le 99e au total), déjà en Catalogne.

Ogier revient de loin... mais ouvrira la route en Australie

De son côté, Sébastien Ogier se consolera bien volontiers avec sa deuxième place, synonyme de prise de pouvoir au championnat. Une position qu'il n'avait plus occupée depuis l'Argentine, fin avril. D'autant que ce retour en force était presque inespéré après le rallye de Turquie le mois dernier, alors que le quintuple champion du monde en titre traversait une passe difficile. Mais depuis, Ogier a engrangé 50 points (28 avec sa victoire en Grande-Bretagne et 22 ce week-end en Espagne) pendant que Neuville n'en inscrivait que 24 et Tänak 17.

"J'aurais aimé gagner mais je suis content d'avoir inscrit beaucoup de points", a assuré le Français, qui aura tout de même le handicap de balayer la terre de Nouvelle-Galles du Sud lors de la première journée du dernier rendez-vous de la saison en raison de son statut de leader. "C'est toujours mieux d'avoir plus de points : même si je vais ouvrir la route là-bas, (Neuville) devra quand même en marquer plus que moi", a assuré le Gapençais, désormais en ballottage favorable pour conserver sa couronne.

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