Etape 3 : Déclarations

Etape 3 : Déclarations
Par Eurosport

Le 05/08/2007 à 13:27Mis à jour

Impressions recueillies au cours de l'étape 3 du Rallye de Finlande, dimanche.

Marcus Grönholm (Ford Focus WRT, vainqueur) : "Je suis très heureux et à la minute où je vous parle, je ne ressens aucune pression par rapport à la suite du championnat. En arrivant ici, je pensais être capable de faire la différence, mais pas une telle différence par rapport à Sébastien (Loeb). Pendant ce rallye, j'ai essayé de moins sauter sur les bosses, mais notre voiture était plus rapide et on le sentait par rapport à l'an dernier, elle décollait sur des bosses où elle ne décollait pas avant. Pour la suite, je sais que j'ai progressé sur asphalte, donc j'espère que ce sera utile en Allemagne. Pour ce qui est de ma retraite, je n'ai pas envie de prendre une décision précipitée, je vais prendre le temps de réfléchir. Je veux surtout me concentrer sur les sept derniers rallyes de la saison, car je veux vraiment ce titre mondial".

Timo Rautiainen (Ford Focus WRT, co-pilote de Grönholm) : "Ca n'est pas aussi fort que notre victoire de 2000, parce que c'était la première, mais c'est la plus difficile, par la longueur de notre bagarre avec Mikko (Hirvonen). Il a maintenu la pression sur nous pendant deux jours entiers, et c'est aussi ce qui lui a permis de terminer devant +Seb+ (Loeb). Samedi, après le premier passage dans Ouninpojah (ES14), je me suis demandé si tout cela avait encore un sens. Nous avions décollé sur des bosses où on ne décollait jamais, et atterri à des endroits où nous n'avions jamais atterri. Ce n'est pas raisonnable de continuer à rouler dans cette spéciale".

Sébastien Loeb (Citröen C4 WRT, 3e) : "Ce n'est pourtant pas faute d'avoir essayé, j'ai attaqué très fort la journée de vendredi et samedi matin. Malgré tout, mon passif n'a cessé d'augmenter. Si le premier jour, j'étais plutôt en confiance au volant de la Citroën C4 WRC, cela a moins été le cas ensuite. Cette sensation venait peut-être aussi du fait que je ne voulais pas commettre de fautes et que je ne pilotais donc pas complètement libéré. Durant ce week-end, avec l'équipe technique, nous avons expérimenté combien il est difficile en Finlande de transposer en course ce que nous avons observé en essais, où la répétition des aller-retour gomme l'effet découverte que l'on subit pendant le rallye. Pour le Championnat Pilotes, cette troisième place n'est pas le résultat que j'aurais souhaité. Avec les manches asphaltes qui arrivent, je vais essayer de renverser la vapeur".

Guy Fréquelin (Citröen WRT, directeur) : "Chaque année, le Rallye de Finlande est un véritable défi à relever. Tout d'abord, nous venons "jouer" dans le jardin de nos principaux adversaires qui roulent sur ces routes en terre depuis qu'ils sont en âge de conduire&hellip voir même avant ! Ensuite, cette connaissance des tronçons empruntés en course se double d'un feeling particulier qui s'acquiert progressivement au fil des kilomètres parcourus sur un terrain si spécifique. La Finlande est le rallye le plus rapide de la saison et ses épreuves chronométrées sont parsemées de pièges&hellip Tous ces paramètres font de ce rendez-vous un challenge que nous ne sommes pas complètement parvenus à relever cette année. Pour réussir ici, Il faut, encore plus qu'ailleurs, maîtriser chacun des paramètres. Le moindre écart ou la plus infime perte de confiance en sa voiture créent des écarts comme nous avons pu le constater avec Sébastien au cours des deux premières étapes".

Malcolm Wilson (Ford WRT, directeur) : "C'était un début fantastique pour notre nouvelle Focus, mais ce sont surtout les deux pilotes qui ont fait la différence ici. Ils ont fait un boulot incroyable, en restant aussi proches en performance, à un rythme incroyable, tout en restant sur la route. J'ai un peu discuté avec Mikko après ses exploits dans Ouninpojah (deux roues dans le fossé, ndlr), mais il avait déjà compris tout seul que le "maestro" (Grönholm) ne lâcherait rien. La Grèce et la Finlande ont peut-être été les deux rallyes les plus stressants depuis que j'ai mon équipe. Et pour l'Allemagne, sur asphalte, je suis optimiste parce que notre Focus a fait des progrès, parce que Marcus menait le rallye l'an dernier en Catalogne, sur asphalte, et parce que Mikko a hâte d'arriver en Allemagne. C'est un message très positif pour toute l'équipe. Sur la retraite éventuelle de Marcus, je veux dire qu'il ne doit pas se précipiter pour prendre une décision, en famille, et que nous la respecterons de toute façon, mais que s'il arrêtait ce serait une grosse perte pour le rallye".

Matthieu Bonardel, (BF Goodrich WRC, directeur) : "C'était encore les vacances pour BFGoodrich ! Du moins, une reprise en douceur après la trêve estivale. C'est vrai que ce fut un week-end assez tranquille pour nous : pas de crevaisons, très peu d'usure sur ce terrain rapide et des pneus performants qui ont offert l'adhérence suffisante pour que nos pilotes roulent sur un rythme élevé. Nos partenaires ont utilisé toute la panoplie disponible, de la gomme extra soft sur l'ES1 à la gomme medium. Mais aucun de nos pilotes n'a tenté un coup de poker pneumatique ce week-end et les choix ont été globalement identiques au sein d'une même équipe. Mais les vacances sont finies. Ce sera bien plus difficile dans quinze jours en Allemagne sur ce rallye loterie".

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