Loeb, d'un souffle

Loeb, d'un souffle
Par AFP

Le 13/10/2007 à 07:00Mis à jour

Grand favori du Tour de Corse, Sébastien Loeb (Citroën) a dû attendre l'ES5 pour s'installer en tête, devant Marcus Grönholm (Ford).

Principal enseignement du jour, Grönholm, à 39 ans et deux mois de la retraite, a "bien progressé" sur l'asphalte, de l'avis du triple champion du monde: "Marcus commence à comprendre comment il faut faire. Quand c'est sec, il roule très vite".

Vendredi matin, c'était sec. Juste avant l'apéro, "le futur retraité a servi sa tournée d'adieu au public corse" , selon la jolie formule d'une journaliste de Radio Corse Frequenza Mora (RCFM) : deux temps scratch d'affilée (ES2, ES3) malgré une grosse chaleur dans la dernière de la matinée, entre Arbellara et Aullene, et de belles traces de freinage sur la chaussée, comme une signature.

"C'était une bonne journée", a résumé le Finlandais. "L'après-midi n'était pas parfait, Seb était un peu plus rapide et je sais où j'ai perdu du temps, en faisant quelques petites erreurs dans l'ES5. Samedi, je vais continuer à pousser. Il ne peut pas se relâcher", a averti le grand Marcus.

Sordo lâche prise

Mauvaise nouvelle pour Citroën, Dani Sordo, excellent 2e à midi sur l'autre C4, en ayant fait jeu égal avec les deux caïds, a perdu du temps à l'heure de la sieste, à cause d'un mauvais choix de pneus, et rétrogradé à la 3e place, à 18 secondes de son leader.

Bonne nouvelle pour les Rouges, Mikko Hirvonen, autre Finlandais en Focus, a tout de suite disparu des feuilles de temps, roue et suspension arrière droite arrachées dans l'ES3. Le Belge François Duval, sur sa vieille Xsara jaune, en a profité pour grimper à la 4e place.

L'autre événement du jour, c'est l'annulation de l'ES1. "Il y avait beaucoup de monde partout", a dit Loeb, passé à allure réduite entre Monti Rossu et Pila Canale, comme les 74 concurrents. "Ce n'est pas facile de contrôler tous ces spectateurs. Il faut que les gens soient disciplinés".

D'après certaines sources, c'est surtout un groupe de spectateurs tchèques très imbibés, malgré l'heure matinale, et très mal placés, devant les rubalises rouges, qui a inquiété les organisateurs. Avertis du risque par les voitures ouvreuses et les hélicoptères, ils ont annulé la spéciale. Cette mesure dissuasive a permis de sauver ensuite le reste de la 1re étape.

"C'était une décision raisonnable, nous sommes très vigilants sur les questions de sécurité", a réagi à chaud Nicolas Deschaux, le nouveau président de la Fédération française du sport automobile (FFSA). Plusieurs accidents ont eu lieu cette année dans des rallyes hexagonaux, alors les Corses ne veulent pas prendre le moindre risque pour les spectateurs... et pour l'avenir de leur épreuve préférée.

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