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Grönholm débranche, Loeb dégoupille

Grönholm débranche, Loeb dégoupille
Par AFP

Le 13/10/2007 à 16:50Mis à jour

Marcus Grönholm (Ford) plus à l'aise que prévu sur l'asphalte corse, le leader du Rallye de France, Sébastien Loeb (Citroën), a encore lâché les chevaux, samedi.

Le Français Sébastien Loeb (Citroën C4) et le Finlandais Marcus Grönholm (Ford Focus) se sont battus presque toute la journée en tête du 51e Tour de Corse-Rallye de France, puis le leader du championnat du monde a calmé le jeu, préférant commencer à assurer sa place de deuxième.

Deux spéciales plus tard, et deux temps scratch de plus pour Loeb, la messe était dite : 27 secondes d'écart et triplé en vue, en rade d'Ajaccio, pour le triple champion du monde, à condition de boucler sans encombre les 112 km de la 3e et dernière étape, dimanche matin.

Certains avaient imaginé, voire rêvé, d'un Loeb handicapé par des pneus durs en quantité limitée, ce qui aurait pu prolonger le suspense. Le boss n'a rien lâché, bien au contraire. Il n'a laissé que des miettes -scratch dans l'ES10- au jeune Espagnol Dani Sordo, à nouveau en confiance grâce à des ajustements sur sa C4 à la pause de midi, sous la bâche rouge de Citroën Sport.

Mémés toulousaines

La seule différence avec les années précédentes en Corse, ou avec d'autres rallyes récents où tout était joué le vendredi soir, comme en Catalogne, c'est que Loeb a mis plus de temps à calmer Grönholm. Très performant, le Finlandais a choisi samedi de débrancher les temps partiels de son grand rival. Il a roulé à l'ancienne, à fond, sans calcul. C'était beau, plutôt efficace, mais vain.

"Si on veut creuser l'écart dans de telles spéciales, il faut prendre quelques risques", disait l'Alsacien après l'ES7. "Marcus, c'est impossible de le décourager", disait-il à midi. Finalement, il a réussi, au terme d'une belle journée de castagne, dans les chênes et les châtaigniers corses, qui n'aurait pas déplu aux mémés toulousaines chantées par Claude Nougaro.

La révélation Latvala

Comme l'a dit Christian Loriaux, directeur technique de Ford, "il y a des moments où il faut mettre son ego dans sa poche, et même si Marcus aurait bien aimé gagner en Corse, devant Loeb, et qu'il aurait peut-être réussi à le faire, il vaut mieux qu'il prenne les huit points de la 2e place dans la perspective du championnat. C'est lui le chasseur, et c'est Loeb qui est chassé".

Loin derrière les deux parrains du rallye mondial, le Belge François Duval, 4e dans sa vieille Xsara jaune, a perdu du terrain en fin d'étape, à cause d'un problème d'alternateur. Et le jeune Finlandais Jari-Matti Latvala (Ford Focus) a éjecté du Top 5 un champion du monde norvégien, Petter Solberg, aux prises avec une Subaru Impreza trop sous-vireuse.

Latvala, c'est déjà l'une des révélations de la saison. Il n'a plus que quatre spéciales dimanche pour convaincre définitivement Ford de l'embaucher pour remplacer Grönholm en 2008. "Je garde la tête froide, car je veux absolument arriver au bout", a souri Latvala samedi. Il va juste essayer de faire comme Grönholm.

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