Etape 1 : déclarations

Etape 1 : déclarations
Par Eurosport

Le 30/11/2007 à 22:00Mis à jour

Impressions recueillies au cours de l'étape 1 du Rallye de Grande Bretagne, vendredi.

Mikko Hirvonen (Ford Focus WRT, leader) : "Je ne pouvais pas voir au-delà d'une poignée de mètres dans le dernière spéciale, la pire que j'avais jamais vue. C'était comme piloter avec un mur blanc devant soi. A certains endroits, c'était même plus facile de conduire sans phares du tout. Piloter dans le noir, le brouillard et la pluie était un peu effrayant. Mes notes ont été parfaites toute la journée et je leur ai fait confiance à 100 pour cent. Je n'ai pas voulu surveiller les chronos intermédiaires des autres pilotes car j'avais bien assez à m'occuper de garder la voiture sur la route. Je pense que j'ai pris plus de risques que les autres et j'avais confiance en la voiture et les pneus. Ça m'a permis de continuer à attaquer et me construire une avance. Samedi, j'essaierai de la maintenir mais je n'ai pas couru dans ces spéciales depuis des années. Ce ne sera pas facile."

Marcus Grönholm (Ford Focus WRT, 2e) : "J'ai été trop prudent au départ de l'ES1 car je n'étais pas à l'aise dans le brouillard. Je n'ai pas attaqué du tout. Il y avait de l'eau partout, devant, dedans, autour de la voiture ! Cela aurait été stupide de se sortir là. Je n'ai pas cherché à rattraper Mikko, j'ai juste contrôlé ma vitesse car le brouillard était le pire jamais vu dans toute ma carrière."

Sébastien Loeb (Citroën C4 WRT, 3e) : "Pour une fois, je n'ai pas entamé un rallye avec la volonté d'essayer de m'y imposer. Cela aurait été ridicule de tout perdre en tentant d'être en tête. Tout au long de cette journée, nous avons constamment cherché à adapter notre rythme aux difficultés rencontrées et aux sensations ressenties. Par exemple, lors des épreuves du matin, malgré l'épais bouillard, j'étais en confiance avec mes notes et j'ai réussi à adopter un tempo rapide. Je n'ai en revanche pris aucun risque sur les portions très boueuses, où les freinages étaient délicats. J'ai essayé d'éviter les cordes trop profondes, le maximum de pierres… La route est encore longue mais je suis content d'en avoir terminé avec ce vendredi".

Daniel Elena (Citroën C4 WRT - copilote de Sébastien Loeb, 3e) : "Ici, au pays de Galles, on n'a jamais vu ça depuis 2001. A un moment, il y avait tellement d'eau que j'ai cru qu'on avait traversé une rivière. Je regardais surtout le nombre de pages qu'il restait à annoncer pour savoir si on était encore loin de l'arrivée. En F1, ils auraient déjà arrêté la course. On a roulé sur un bon rythme toute la journée, sans prendre de risque inconsidéré. Quand on voit les temps d'Hirvonen, on n'est pas dans la même optique. C'est le seul qui se fait plaisir dans ce rallye, alors que Marcus roule serré, et nous aussi".

Dani Sordo (Citroën C4 WRT, 5e) : "Débuter le 'Wales Rally GB' avec des spéciales noyées dans le brouillard n'était pas vraiment la plus facile des entames. Peu à peu, j'ai réussi à trouver un rythme rapide et sécurisant. La confiance est revenue progressivement. Notre Citroën C4 WRC fonctionne parfaitement, c'est moi qui dois parvenir à me libérer un peu. Mais les spéciales sont tellement glissantes, les pièges si nombreux, il est si facile de commettre une faute, ce que je ne veux absolument pas."

Guy Fréquelin (Citroën WRT, directeur) : "Cette épreuve n'est jamais facile à négocier. Comment ne pas l'être ? Nous avons la possibilité de remporter le titre de champion du monde Pilotes et cela va se jouer dans les forêts du pays de Galles où, j'ai le sentiment que les pièges sont encore plus nombreux que partout ailleurs ! Les routes en terre possèdent des caractéristiques compliquées à négocier. Elles sont à la fois très rapides et offrent une adhérence très changeante. Il faut réussir à trouver le bon rythme pour ne pas se faire surprendre. C'est exactement ce qui attendait Sébastien [Loeb] et Daniel [Elena] aujourd'hui. Ils y sont parvenus. Encore deux jours à tenir !"

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