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Grönholm, c'est du solide

Grönholm, c'est du solide
Par Eurosport

Le 03/06/2007 à 17:00Mis à jour

Marcus Grönholm (Ford Focus) est presque devenu le favori du championnat en l'emportant en Grèce, devant Sébastien Loeb (Citroën C4).

Le champion 2000 et 2002 a commencé à dessiner son 28e succès en WRC vendredi, en terminant l'étape 1 en leader. Une sacrée preuve d'autorité, puisqu'il déblayait la trajectoire pour les autres, dont faisaient partie les Subaru de Petter Solberg et Chris Atkinson, et la Citroën de Sébastien Loeb, rentrées dans cet ordre à Athènes.

Audio : Loeb fait le bilan

L'avantage tiré de cet effort dans une chaleur accablante fut conséquent, samedi. Citroën s'en est aperçue dès la première spéciale du jour, "Agii Theodri 1" (ES10), le morceau de choix de cette 8e manche du Mondial, accessoirement la plus longue portion chronométrée depuis le début de la saison. L'une des plus destructrice de gommes, aussi... "Marcus roule en fonction des intermédiaires de Sébastien, on l'a bien vu : il avait 10 secondes d'avance à mi-parcours et il a ensuite décidé de gérer" , confiait-on chez Citroën. En attaquant les spéciales juste après Loeb, Grönholm roulait en toute connaissance des chronos du Français...

Des organisateurs zélés ?

Dans le second passage de "Agii Theodri 1" (ES14), l'après-midi, la sanction tournait à la punition : le grand Marcus, vainqueur en Grèce en 2006, collait 19.9 sec à Solberg et 28.8 sec à Loeb, grâce à des montes plus étroites. Au général, les écarts enflaient : 35.7 sec et 49.3 sec, respectivement. "Mon choix de pneu était calculé, je savais exactement où il fallait lever le pied pour économiser les pneus, et où je pouvais attaquer", soufflait Grönholm. "C'était risqué, mais ça a payé ! Nous avons aussi eu une part de chance, car certaines portions étaient vraiment très dégradées".

Pendant que l'Alsacien réalisait que son objectif devenait la 2e place, son patron s'interrogeait à haute voix. "Ce que je trouve dommage, c'est que les organisateurs grecs font des spéciales trop cassantes, pour entretenir le mythe d'un rallye difficile, mais je pense qu'ils vont un peu trop loin. C'est un avis personnel" , lâchait Guy Fréquelin.

Grönholm quasi imbattable chez lui

Maître en ce terrain hellène jonché de pierres cassantes, Grönholm pouvait consacrer dimanche le sixième triomphe d'une Ford Focus en huit ans, le 60e du modélè en WRC, et augmenter son avance en tête du championnat du monde sur Sébastien Loeb. "Nous n'avons eu aucun problème pendant ce rallye, tout était parfait, la voiture, les pneus", s'est réjouit le Nordique, à l'arrivée. "Maintenant nous avons un petit break et en Finlande j'aurai une nouvelle évolution de la Focus (homologation de la RS WRC 2007). J'ai neuf points d'avance (65 contre 56) mais il y a encore beaucoup de rallyes avant la fin de la saison."

La suite s'annonce effectivement favorable à Marcus Grönholm, six fois vainqueur sur son sol ces sept dernières années. On saisit l'ampleur du défi à relever pour Sébastien Loeb du 3 au 5 août quand on sait qu'il n'a jamais gagné chez le Viking. Et pour Citroën, la cote d'alerte est atteinte, postée à 28 longueurs de Ford au championnat Constructeurs, suite à l'abandon sur problème de boîte de vitesses de Dani Sordo, samedi. L'Espagnol est revenu pour la forme, dimanche, en Superallye, pour une 19e place finale.

Stéphane VRIGNAUD

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