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Grönholm est épique

Grönholm est épique
Par AFP

Le 02/06/2007 à 23:30Mis à jour

Victorieux dans les deux passages de la redoutable "Agii Theodori", Marcus Grönholm (Ford) a confirmé son emprise sur le Rallye de Grèce, samedi.

Le Finlandais Marcus Grönholm (Ford Focus) a conservé la tête du rallye de Grèce samedi au terme d'une 2e étape intense et indécise, au bout d'une fantastique journée de rallye digne des plus grandes heures du mythique Rallye de l'Acropole.

Tout s'est joué comme prévu dans la plus longue spéciale du championnat WRC 2007 à ce jour. Beaucoup de pilotes redoutaient Agii Theodori, à juste titre. Ils ont tous fait comme s'ils n'avaient pas peur, attaquant comme des possédés pour tenter de creuser des écarts... ou rattraper leur retard.

Minimum vital

A leur arrivée à l'assistance délocalisée de Loutraki, en pleine campagne, certaines voitures, sur trois roues ou pare-brise enfoncé, ne roulaient plus des mécaniques. Quant aux pilotes en sueur, assis torse nu sur des glacières, on voyait qu'ils avaient tout essayé dans les collines du golfe de Corinthe.

Pendant ce temps, les mécanos faisaient le minimum vital, en 15 minutes chrono, sur une simple bâche en plastique, pour que les voitures repartent, avec quatre pneus neufs, dans les trois spéciales suivantes. Loeb y a cru jusqu'à la moitié de l'ES14, quand les temps partiels affichaient dans son cockpit plus de 4 secondes d'avance sur Grönholm. Puis il a crevé, comme lors du premier passage, à une dizaine de kilomètres de l'arrivée, et a dû lâcher prise, faute d'adhérence.

Cerise sur le souvlaki

A l'arrivée de l'ES14, le triple champion du monde a été surpris de voir que les pneus BF Goodrich de Grönholm, même gomme 9+ mais plus étroits (17 pouces au lieu de 19), avaient mieux résisté que les siens. Beau joueur, il a reconnu sa défaite, deux heures plus tard à l'hippodrome : "Marcus va trop vite ici, je ne peux rien faire".

La super-spéciale dans l'hippodrome de Markopoulo (ES17), longue et large, sur une terre battue permettant les plus belles dérives au soleil couchant, c'était comme une cerise sur le souvlaki, la conclusion en douceur d'une journée de forçats. Les deux Subaru de Solberg et de Chris Atkinson, durement éprouvées par cette journée mémorable, ont fait leur tour de piste au ralenti, sans sauter sur les bosses, mais le public ne leur en a pas tenu rigueur. Elles avaient eu le mérite de survivre.

Dani Sordo (Citroën C4) n'a pas eu cette chance. Alors 4e et très constant dans les performances, le jeune Espagnol est resté scotché dans l'ES12, boîte de vitesses en vrac. Une preuve de plus que les dieux de l'Olympe préfèrent souvent les grands blonds aux petits bruns.

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