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Loeb in extremis

Loeb in extremis
Par AFP

Le 01/09/2007 à 07:15Mis à jour

Sébastien Loeb (Citroën WRT) a mis à profit la dernière spéciale de l'étape 2, samedi, pour ravir la tête du Rallye de Nouvelle-Zélande à Marcus Grönholm (Ford WRT), pour 1.7 sec. Mikko Hirvonen (Ford WRT) occupe la 3e place, à 1 min 125. sec.

Ce changement de leader a clôturé en beauté une journée de bagarre intense, marquée par un forcing de tous les instants de la part du triple champion du monde. L'écart laisse un suspense intact pour la 3e et dernière étape, dimanche matin, puisqu'il reste plus de 95 km chronométrés en sept épreuves spéciales.

Loeb a ouvert le feu en signant le meilleur temps de l'ES6, Port Waikato (17 km), devant Grönholm, puis le Finlandais a répliqué aussitôt en faisant le meilleur chrono dans l'ES7 Possum, une spéciale portant le prénom du meilleur pilote de rallye néo-zélandais, Possum Bourne, sur le podium ici il y a 20 ans.

Pour les départager, il y avait alors l'ES8 Franklin (31 km), et c'est Loeb qui a fait la bonne affaire : temps scratch avec 11 secondes 3/10 d'avance sur Grönholm, parti en pneus trop tendres, ce qui lui a permis de revenir à 3 secondes 6/10 du Finlandais.

"Je savais qu'on avait les bons pneus pour cette spéciale, un peu plus durs que Marcus, comme dans la première, alors j'ai vraiment été à bloc du début à la fin", a dit Loeb à midi. "C'est dommage que j'ai perdu du temps dans la boue de celle du milieu", où la piste était plus mouillée que dans les deux autres spéciales de la matinée.

Pneus plus durs

Dans Te Akau South (ES10), Loeb a repris la main, pour quelques dixièmes seulement. Puis dans Te Akau North (ES11), longue aussi d'une trentaine de kilomètres, Loeb a enfin réussi à récupérer cette première place qu'il lorgnait depuis vendredi en creusant un écart de cinq secondes sur son grand rival, grâce à des pneus BF Goodrich à peine plus durs.

De quoi marquer un gros point dans la bataille psychologique, en rentrant en leader samedi soir à Hamilton. De quoi surtout, en partant dimanche matin derrière Grönholm, surveiller dans son cockpit les temps partiels réalisés par le Finlandais, pour adapter au fur et à mesure son rythme de pilotage.

Derrière, c'est la débandade, illustrée par les écarts énormes avec la meute des poursuivants et les tonneaux de l'Espagnol Xevi Pons (Subaru Impreza) à la fin de l'ES8, lui qui était déjà sorti de la route vendredi. Dans certains rallyes, c'est encore plus dur de suivre le rythme infernal de Loeb et Grönholm.

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