Loeb : "L'objectif, c'est la gagne"

Loeb : "L'objectif, c'est la gagne"
Par AFP

Le 04/03/2010 à 15:40Mis à jour

Sébastien Loeb (Citroën C4 WRC) arrive au Mexique avec sept points de retard sur Mikko Hirvonen (Ford Focus WRC), vainqueur en Suède. Mais son objectif habituel reste le même : "viser la gagne !", comme déjà trois fois au Mexique (2006, 2007, 2008).

Sébastien, vous n'arrivez pas au Mexique en leader du championnat, ça change votre approche par rapport aux éditions précédentes ?

Sébastien Loeb : "Ca ne change rien sur la façon de l'aborder, parce que quand on prend le départ d'un rallye, l'objectif c'est toujours de viser la gagne. C'est un rallye que j'ai gagné plusieurs fois, où Ford a toujours été compétitif. Ce sont de belles spéciales, très rapides par moments, et c'est un rallye que j'aime bien. Chez Ford, ils avaient un peu raté leur début de saison l'an dernier (ndlr: cinq victoires de Loeb) et là ils sont prêts d'entrée. Ca continue comme à la fin de la saison dernière (ndlr: un point d'écart entre Loeb et Hirvonen).

L'altitude modifie-t-elle votre style de pilotage ?

S.L. : "Pas vraiment, car on essaie toujours de rouler assez propre, qu'on ait de la puissance ou non. Ici, on a un peu de moins de mal à passer la puissance, à gérer la motricité en sortie de virage, mais c'est tout. Forcément, à cause de la chaleur, c'est plus difficile que la Suède, physiquement, mais en rallye il faut toujours être en forme donc ça ne devrait pas faire de différence".

Hirvonen sera-t-il désavantagé d'ouvrir la route vendredi, en tant que leader du championnat ?

S.L. : "Ce sera un désavantage, mais ce sera presque plus désavantageux le 2e et le 3e jour. Donc si on n'arrive pas à creuser l'écart vendredi, qu'on est juste devant, ce serait une erreur de rester devant (ndlr: le vendredi soir, ce qui obligerait Loeb à balayer la piste samedi). C'est typiquement le genre de terrain où il faut prendre en compte ce paramètre tactique, parce que les premiers passages dans les spéciales seront difficiles. Avec Hirvonen, on se bat à la seconde tout le temps quand on est à conditions égales, donc la moindre petite différence (à cause du balayage)... peut faire la différence".

Qu'est-ce qui vous a incité à ne pas courir les 24 Heures du Mans ?

S.L. : "J'ai décidé de ne pas faire Le Mans parce qu'en regardant les plannings, ça faisait trop, je ne pouvais plus rentrer chez moi. Le déclic est venu après le rallye de Suède, quand on a voulu modifier une séance d'essais avec la C4. On ne trouvait plus de jour libre, sauf le seul jour où je rentrais chez moi avant le Mexique. A un moment, il ne faut pas exagérer et si tout devient une contrainte ça ne donne pas envie, parce que ça en fait trop. Avant, c'était différent, je n'avais pas ma fille. Maintenant je pense que pour moi c'est important de la voir de temps en temps".

Vous êtes donc concentré à 100% sur le rallye ?

S.L. : "Ca reste ma priorité, et le développement de la nouvelle voiture (ndlr: la DS3 qui remplacera la C4 en 2011) fait partie de mon travail chez Citroën. Tout ça je ne pouvais pas le contourner, donc s'il y'avait une chose à enlever dans le planning, c'était Le Mans. Ca me plait beaucoup de rouler dans la 908, ce sont des sensations sympas, mais là ce n'était plus du plaisir. Pour faire les choses correctement, il fallait faire beaucoup d'essais car j'ai moins d'expérience, et vis à vis de Peugeot je ne pouvais pas faire les choses à moitié".

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