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Sébastien Loeb (Citroën) remporte le Monte-Carlo pour la septième fois

Loeb en démonstration
Par Eurosport

Le 19/01/2013 à 20:49Mis à jour Le 19/01/2013 à 23:26

Pigiste de luxe en Mondial, Sébastien Loeb (Citroën WRT) a enlevé sa septième victoire au Monte-Carlo samedi, les deux dernières spéciales ayant été annulées. L'as tricolore a été quasiment intouchable pendant les quatre jours d'une épreuve particulièrement piégeuse.

Sébastien Loeb (Citroën) a débuté sa tournée d'adieu par une victoire au Rallye Monte-Carlo, le joyau du championnat du monde. Le Français de 38 ans, guidé par son indéfectible navigateur monégasque Daniel Elena, a ajouté samedi une septième victoire princière - un nouveau record - à son incomparable palmarès. Le nonuple champion du monde de Citroën, neuf fois au départ, avait enlevé l'épreuve en 2003, 2004 et 2005 au volant d'une Xsara, en 2007 et 2008 avec une C4, et en 2012 aux commandes de son actuelle DS3. En 2002, il avait terminé premier avant d'être déclassé au deuxième rang suite à une vilaine réclamation de l'équipe Subaru, et en 2006 il s'était contenté de la deuxième place après une faute de pilotage. En 2010, 2011 et 2012, l'épreuve n'avait pas été inscrite au calendrier, victime d'un conflit entre l'Automobile club de Monaco et la Fédération internationale de l'automobile.

"C'est un moment un peu particulier, pas à cause du déroulement de l'arrivée, mais parce que nous avons rencontré toutes les conditions possibles ce weekend… à part le sec ! ", a souligné le recordman des victoires (77). "Je crois que c'est le premier Monte-Carlo que je dispute sans mettre une seule fois les pneus 'slick'. Nous avons quasiment dominé l'épreuve du début à la fin, ça me va bien et je vais vraiment savourer cette victoire, d'autant qu'il s'agit vraisemblablement de la dernière ici."

En tête dès la deuxième spéciale, mercredi, après un scratch-surprise de son compatriote Sébastien Ogier (VW), le futur retraité alsacien, intermittent de la victoire cette saison, aura totalement maîtrisé la concurrence, et déjoué quatre jours durant les sournoises variations d'un décor soumis à la météo polaire ; tantôt reflet du meilleur tantôt prisonnier du pire. La beauté de l'immaculé manteau de l'ES11 "St Jean en Royans" fut vendredi le véritable paradis sorti d'un rêve de pilote, la neige fondante de l'entame de l'ultime étape, samedi, l'enfer incarné en dégoutante soupe qui fut aussi celle de la grimace pour les spectateurs. Jusqu'à dangereusement provoquer trois abandons notoires - Evgeny Novikov (Ford), Jari-Matti Latvala (VW) et Juho Hänninen (Ford), respectivement troisième, cinquième et septième - et l'annulation des deux derniers chronos (ES17 et ES18) au coeur de la "nuit du Turini", pour permettre aux secours de venir assister trois spectateurs blessés.

Hirvonen va devoir s'affirmer vite en tant que leader

Venu "pour s'amuser", Sébastien Loeb (Citroën) a prouvé qu'il restait le meilleur pilote du monde, ce qui ne manquera pas d'embarrasser les quatre prétendants à sa succession. Si son compatriote Sébastien Ogier (VW) n'a eu de cesse d'avancer la jeunesse de la Polo et son refus de se bagarrer avec un adversaire virtuel au championnat pour mieux justifier sa deuxième place à 1'39"9, Dani Sordo, troisième à 3'49"0, et Mikko Hirvonen, quatrième à 5'26"3, lui aussi sur DS3, se sont tenus à distance. Si l'Espagnol (ex-Mini), qui n'a jamais gagné en WRC, connaissait très peu sa monture, le Finlandais a été incapable d'aller aux limites d'un terrain erratique. Jusqu'à véritablement se désunir.

Présenté par Citroën comme leader naturel dans la course au titre Pilotes, "Hirvo" est sorti de l'exercice monégasque un peu affaibli par rapport à Sordo. Et plus encore vis-à-vis d'Ogier, qui a d'entrée marqué son territoire chez VW en même temps que de gros points (18) face à Latvala, fautif comme au temps de Ford. Citroën dispose de deux pilotes aux aptitudes différentes selon les terrains alors que VW tient déjà un véritable fer de lance. Le Double chevron devra peut-être s'organiser comme par le passé en affirmant les prérogatives d'un leader assumé pour contrer Ogier, qui n'attendra personne. La prochaine épreuve en Suède (8-10 février) devrait remettre Hirvonen sur le devant de la scène. Mais on y verra sans doute plus clair à partir du round suivant, au Mexique (8-10 mars).

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