Monte-Carlo 2014 : Sébastien Ogier (VW) : "Si quelqu'un avait été intelligent derrière nous…"

Ogier : "Si quelqu'un avait été intelligent derrière nous…"
Par Eurosport

Le 19/01/2014 à 19:44Mis à jour Le 19/01/2014 à 19:47

Sébastien Ogier (VW) a estimé dimanche qu'un concurrent qui aurait pris les bons pneus jeudi matin sur le Monte-Carlo aurait pu se constituer une avance décisive pour la victoire.

Sébastien Ogier (VW) se souviendra longtemps de sa première victoire au Rallye Monte-Carlo en Championnat du monde. Dimanche, il a admis s'être trompé de pneus lors de la première matinée de compétition, jeudi, et que - surtout - quelqu'un aurait pu en profiter pour devenir inaccessible.

Dans l'ES3, il n'avait pas les indispensables pneus "neige" pour traverser Montauban-sur-l'Ouvèze - Laborel. Bryan Bouffier (Ford M-Sport) et Kris Meeke (Citroën WRT) en avaient chargé deux dans leurs coffres et se sont portés en tête de l'épreuve, loin devant le champion du monde en titre, relégué à 1'19"4 au général. Il s'est alors employé à réduire ce retard à 47"3 à la fin de l'étape 1, puis il a fait céder Bryan Bouffier (Ford M-Sport) sous la pression dans l'ES9. Kris Meeke (Citroën WRT), de son côté, était un ton en dessous et a logiquement glissé derrière les deux Français.

" Nous aurions dû être plus intelligents"

2014 Monte-Carlo VW Ogier

2014 Monte-Carlo VW Ogier

Même natif de Gap, la ville de départ du rallye jeudi matin, Sébastien Ogier (VW) s'est retrouvé piégé par la météo. "Mon père m'a appelé mais il était trop tard. Il m'a dit : 'Que fais-tu ? Tu es en slicks, tu es fou ?' J'ai dit 'Merci papa mais tu arrives trop tard!'", a-t-il raconté. "Nous avons fait le choix de pneus une heure avant le départ de la spéciale, et durant cette heure la météo a changé du tout au tout. C'était humide quand notre ouvreur (Nicolas Vouilloz) est passé et c'est ensuite devenu de la neige. L'erreur a découlé du fait que nous aurions dû être plus intelligents et savoir que le temps peut vite changer. On sait qu'en hiver la météo change très vite et on doit toujours assurer le coup et prendre au moins deux pneus de rechange dans le coffre. Mais nous ne l'avons pas fait. Nous avons eu trop confiance et nous nous sommes trop fiés à l'information. Mais presque tout le monde nous copiés. Nous avons perdu du temps mais il était toujours possible de le rattraper."

" Quand on finit par le Turini, il faut mener avec une minute d'avance"

"Chaque jour a été difficile", a-t-il poursuivi, à propos du vendredi et du samedi torrentiels. "A partir du deuxième, il y a eu plus de pluie et de boue car il tombait des cordes tout le temps. Chaque corde était remplie de boue, et la seconde boucle (vendredi) a été un énorme challenge. Bryan [Bouffier] a été très rapide sur la seconde boucle, nous avons repris un peu de temps mais pas tant que ça si vu le kilométrage. Quand les conditions sont devenues plus glissantes, nous avons plus fait la différence, mais cela n'était pas suffisant. Quand on finit par le Turini, il faut mener avec une minute d'avance ; on passe ce fameux col avec de la boue en pneus piégeux. C'était bon de passer en dernier sur la route : on a pu vérifier ce que les autres faisaient et regarder la trajectoire."

2014 Monte-Carlo VW Ogier

2014 Monte-Carlo VW Ogier

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