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Le succès à Macao crucial dans la carrière du pilote WTCR Priaulx

Le succès à Macao crucial dans la carrière du pilote WTCR Priaulx
Par FIA WTCR

Le 06/11/2019 à 12:00Mis à jour Le 06/11/2019 à 17:22

Andy Priaulx aborde la WTCR Race of Macau du 14 au 17 novembre en espérant que sa gloire passée peut l'aider à reprendre des couleurs lors d'une première saison parfois “vraiment frustrante” en WTCR – FIA World Touring Car Cup présenté par OSCARO.

En 2005, Priaulx était arrivé à Macao sur le point de remporter le FIA World Touring Car Championship. Il y est parvenu avec succès, pour un triplé de titres WTCC avec BMW, s'imposant notamment contre toute attente en 2017, comme il se le remémore.

“Je suis vraiment impatient de revenir,” déclare Priaulx, qui a pris la septième place pour sa dernière apparition à Macao, en 2010. “Y remporter mon premier titre mondial était très particulier car c'était un grand moment pour moi dans ma carrière, un moment dont je vais probablement dire qu'il a joué un rôle absolument fondamental dans ma situation actuelle. Mais c'est un circuit difficile et cela fait dix ans que je n'y suis pas venu, donc il faut quand même que je reprenne mes marques, car Macao requiert beaucoup d'attaque.”

Priaulx fait son retour à Macao avec le besoin d'un résultat. Son retour en FIA World Touring Car avec Cyan Performance Lynk & Co n'a pas encore débouché sur un podium, bien qu'il s'en rapproche. Il a mené en Chine et était le plus rapide dans les deux premières phases de la seconde séance qualificative au Japon, même s'il est sorti large du dernier virage dans son tour lors du shoot-out DHL et s'est retrouvé cinquième. Le pilote de 45 ans espère quelque chose de plus solide.

“Il y a eu des hauts et des bas, il y a beaucoup de potentiel mais rien ne s'est produit et c'est agaçant,” déclare-t-il. “Rien n'est fait, mais les performances commencent à venir avec de bonnes qualifications et des courses solides. J'espère continuer sur cette lancée pour bien finir la saison, c'est mon objectif.”

“Cependant, ce retour a été très difficile pour moi : il a fallu apprendre à piloter une traction au bout de 20 ans, tous les nouveaux circuits, une formule très serrée, le développement de la nouvelle voiture. Mais j'ai gagné en WEC [FIA World Endurance Championship] cette année, donc ce n'est pas comme si j'avais perdu mon talent.”

Lorsqu'il lui est demandé s'il regrette d'être revenu dans la discipline qui a fait de lui un triple champion du monde et lui a valu d'être reconnu par Sa Majesté la Reine, la réponse de Priaulx est claire : “Beaucoup de pilotes diraient sûrement ‘non’, j'ai remporté ce titre trois fois et j'ai gagné beaucoup de courses. Mais revenir courir dans ce nouveau championnat aussi compétitif qu'il l'est, en apprenant à piloter une traction, je suis très fier d'avoir tenté ça. Le sport auto, c'est dur ; même quand on gagne, ça ne paraît pas facile. Il faut juste faire son travail avec professionnalisme et bien travailler au sein de l'équipe. En sport auto, si on a de l'ego, on le perd vite ! Je n'ai pas d'ego, j'ai juste dû travailler dur et je suis fier de moi, d'avoir eu la carrière que j'ai eue, d'être revenu tenter ma chance.”

Priaulx souhaite également revenir en 2020, estimant qu'il aura alors bien davantage à offrir. “La saison est organisée d'une manière qui fait énormément voyager les voitures, et on ne peut pas vraiment faire beaucoup d'essais afin de trouver son chemin et ses propres réglages. La saison prochaine sera bien plus solide pour moi : je me rendrai sur des circuits que je connais, j'aurai un peu plus de temps cet hiver pour travailler sur les problèmes que j'ai eus. C'est très, très difficile d'apprendre à piloter une traction. C'est comme avoir les pieds à l'envers, j'ai dû oublier tout ce que j'ai fait lors des 20 dernières années et recommencer, mais j'ai apprécié ce processus d'apprentissage.”

“J'ai beaucoup gagné dans ma carrière mais j'ai aussi appris à perdre. Même lors de ma première année en European Touring Cars, je n'ai pas gagné avant Brno, presque à la mi-saison, puis j'ai remporté une victoire et je n'ai plus douté. Le WTCR est dur, et il faut rassembler toute l'équipe autour de soi. Cyan a le mérite de m'avoir donné une chance. Ils ont pris un risque avec moi, car j'ai été absent [du World Touring Car] pendant longtemps, et je leur suis très reconnaissant. J'espère que nous allons pouvoir continuer cette excellente relation à l'avenir.”

“Puis-je retrouver mon niveau d'antan ? Oui, regardez  Yvan [Muller]. Il se bat pour le titre mais il est plus âgé que moi et il prouve qu'il peut être performant à un niveau si élevé. C'est aussi possible pour moi, donc je vais continuer à travailler, à y croire. C'est la clé.”

Deux moments magiques de Priaulx à Macao
“Remporter le premier titre mondial [en 2005] était très spécial car c'était un grand moment pour moi, fondamental pour ma situation actuelle. J'étais très fier d'y remporter le troisième [en 2007] car nous n'avions pas la voiture la plus rapide cette année-là et nous courions contre le diesel SEAT, qui était dominateur. Yvan a été malchanceux à la fin, mais je nous ai maintenus dans la course au titre avec une voiture qui n'était pas vraiment la référence. J'en étais fier, et également fier que personne ne puisse dire que c'était de la chance, car j'ai gagné quatre titres d'affilée [en comptant le titre ETCC en 2004]. Certains disaient que je profitais de la grille inversée, mais j'ai gagné autant de Courses 1 que de Courses 2, je n'ai donc pas fait attention à toutes ces critiques. Quatre d'affilée, ce n'est pas de la chance, c'est moi qui l'ai accompli, et Macao a beaucoup compté pour moi.”

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