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Nève: "Farfus sera dangereux"

Nève: "Farfus sera dangereux"
Par Eurosport

Le 21/05/2008 à 10:25Mis à jour

Eric Nève, team manager de Chevrolet, est revenu sur le très bon week-end de son équipe avant de se pencher sur Pau. Il affirme qu'il est encore trop tôt pour se jauger par rapport aux rivaux que sont BMW et SEAT et que certains piotes, dont Augusto Farfu

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La chance a tourné pour vous à Valence. Vous avez réalisé le doublé, le premier depuis Anderstorp. Que vous inspire ces bons résultats ?

Eric Nève: Concernant la qualification, je ne pense pas que nous ayions manqué de chance. C'est plus un manque de rigueur de notre part. On n'a pas satisfait au règlement. Sinon, sur ce week-end, je pense que nous avons été récompensé de notre travail. Nous avons fait beaucoup de tests cet hiver, plus que n'importe qui d'autre je pense, et les résultats sont donc venus. Là aussi, la chance n'avait rien à voir.

Pensez-vous avoir trouvé la clé pour le reste de la saison?

E.N: On était très rapide tout le week-end, également cet hiver sur ce circuit. de Valence. Rob était dans une forme éclatante, il était très confiant. Alain était égal à lui-même. Par contre, Nicola a souffert. Il s'est plaint de sous-virage. On n'a pas totalement compris d'où venait le problème. Je ne crois pas qu'on ait trouvé la clé puisque nous n'avons pas de grosses lacunes. Si ça marche sur une ou deux voitures, c'est que sur la troisième ça devrait être pareil.

Justement Nicola Larini n'est pas gêné d'avoir été en-dessous de ses deux coéquipiers ?

E.N: Nicola est un pilote très expérimenté. Il en a vu d'autres. Il a été très fort à Puebla (un podium), plus fort que les autres. Pourtant, ce circuit ne lui convenait pas vraiment. A Valence, il a tout donné mais ça n'a pas suffi. Donc on doit chercher si ça ne vient pas des réglages et pourquoi il a souffert du sous-virage. Mais en aucun cas, ce genre de performances n'entame le moral d'un pilote comme Nicola.

Est-ce que vous pensez que le championnat est de fait relancé ?

E.N: Après un début de saison difficile, on est arrivé à Valence avec peu de poids embarqué, ce dont on a profité. Maintenant, on repart assez chargé pour le prochain meeting à Pau (dans 10 jours). A partir de la quatrième ou cinquième course, je pense qu'il n'y aura plus trop d'adaptations du règlement. Quand les équipes seront chargées, on verra à ce moment-là l'état des forces en présence.

Justement, vous commencez à être chargé comme SEAT l'est déjà. A quel niveau penseriez-vous vous situer prochainement en tenant en compte ce facteur ?

E.N: On s'est entraînes avec des "ballasts" de facon à mieux gérer ces excédents. De là à dire où se situer par rapport à nos concurrents, c'est difficile. En tout cas, je suis persuadé que nous serons compétitifs, j'ai beaucoup de respect pour nos adversaires et je pense par exemple que BMW, par exemple, ne vas pas rester les bras croisés et fera tout pour marquer de gros points.

Pourtant BMW déçoit ?

E.N: Les BMW sont à traction arrière donc elles souffrent sur les circuits où il y a peu d'adhérence, notamment à Puebla. De leur propre aveu, Valence n'était pas un circuit favorable non plus. Je pense donc qu'on verra les BMW se battre devant à Pau.

Chevrolet avait réussi à s'y imposer l'année passée. Est-ce vraiment circuit pour vous et vos pilotes ?

E.N: Seulement quelques pilotes le connaissaient avant l'année passée. Alain le connait parce qu'il a roulé dessus lorsqu'il était en Formule Ford. Yvan Muller aussi. D'ailleurs, ils étaient en tête de la hiérarchie lors des essais. Par contre, je me méfie d'un pilote comme Farfus, qui n'a pas beaucoup de poids et qui est capable, comme Alain l'a fait sur la seconde course à Valence de faire une belle remontée. Farfus avait fait la même chose à Pau et il sera un sérieux rival.

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