Le faux-pas de Florès :
"Je peux gagner. (...) La pression ne va pas me lâcher ", avait déclaré le numéro un tricolore dans les médias avant le début de la compétition. Auréolé d'une récente troisième place à Trestles (Californie), il n'a pas réussi à confirmer. Moins inspiré qu'à son habitude tactiquement, il a été dominé d'entrée par les Brésiliens Raoni Monteiro et Neco Padaratz. Retour donc à la case repêchage. L'occasion de prendre l'ascendant sur Shaun Cansdell, vainqueur du dernier WQS d'Hossegor. Jérémy s'en ai sorti sur le fil grâce à son expérience : "Je surfe ici depuis tout petit, je connais les meilleurs endroits".
L'affaire s'est corsée en seizième de finale face au Greg Emslie. Certes en jambes mais diminué par une sinusite, le Réunionnais a dû s'incliner, le Sud-Africain profitant d'un tube inespéré pour impressionner favorablement les juges et rafler la mise de peu (12,17 contre 10,67). Un scénario qui n'a pas eu l'air de plaire au jeune prodige ni à son père, Patrick, qui a contesté les notes attribuées à son rejeton et à son adversaire...Dix-septième, le Français grimpe cependant d'un cran au classement mondial dont il occupe à présent le huitième rang.
Swatch
O’Neill Evolution
15/01/2008 À 10:53
Le flop Slater :
La méga star de la discipline entendait vaincre le signe indien en remportant un troisième succès à Hossegor après ceux de 1992 et 1996 et mettre ainsi un terme à une décennie de disette. Son entrée en lice fut ardue tant le Basque Aritz Aranburu le poussa dans ses retranchements.
La suite fut moins heureuse devant un autre Frenchie, originaire de Tahiti et bénéficiaire d'une wild-card délivrée par des organisateurs inspirés. Michel Bourez, précédent bourreau d'Andy Irons, s'est en effet offert le luxe de sortir (12,00 contre 9,13) Sa Majesté Kelly Slater en seizième de finale. En toute décontraction et sans cogiter : "Je voulais juste m'amuser et prendre des tubes". Attentiste et malchanceux, le numéro deux mondial a cassé sa planche et n'a jamais réussi à bien se positionner pour trouver les bonnes vagues. Son élimination prématurée risque fort de lui coûter une neuvième couronne.
La finale :
Programmée à Seignosse, elle a vu Mick Fanning dominer assez largement Greg Emslie (18,43 contre 11,63). Le numéro un mondial a conforté sa place au classement au lendemain de son deuxième succès de la saison après celui de Gold Coast. Il a désormais de grandes chances de décrocher son premier titre planétaire.
Face au Springbok, qui a signé dans les Landes le meilleur résultat de sa carrière en WCT, l'Aussie a fait montre d'une belle maîtrise technique qui s'est avérée très utile pour exploiter au maximum le petit temps et le manque de vagues. Incisif sur sa planche, il a triomphé en étant extrêmement offensif. Il aurait certes aimé prendre sa revanche sur le lauréat de la précédente édition, Joël Parkinson, mais son compatriote avait été préalablement sorti en demi par... Greg Emslie.
Reste que sa victoire l'a, dixit, "gonflé à bloc" avant d'en découdre à partir du 2 octobre à Mundaka en Espagne. Un rendez-vous à l'issue duquel il pourrait mathématiquement être sacré et succéder ainsi à Kelly Slater au palmarès.
Swatch
Yoz extrem: London Ride (2)
12/01/2008 À 08:45
Swatch
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12/01/2008 À 08:22