RENAUD LAVILLENIE, est-ce un soulagement de vous imposer alors que vous étiez le grand favori ?
R.L. : Ca y est le plus dur est fait, j'ai conservé mon rang. C'était assez dur. Ca reste de la perche, je pouvais passer au travers. J'ai eu une petite pression quand même à 5,60 m en passant "au travers" d'une perche. Forcément ça met un petit peu le doute. Les conditions étaient bonnes. Juste au début, le soleil était un petit peu gênant. Après, j'ai juste eu à trouver les réglages. Je rate mon premier essai à 5,60 m. Le deuxième, ça passe bien mais sur un saut qui est encore vraiment perfectible. A 5,75 m, sur le premier, je suis un peu endormi, sur le deuxième, je mets les choses au clair. 5,80 m, 5,85 m, je fais le métier. Je ne fais quasiment aucune faute. J'étais vraiment serein.
Quelle était la stratégie ?
R.L. L'objectif à la base était de tuer le concours. Je ne suis pas le N.1 mondial pour rien. Il fallait leur mettre un petit coup dans le mental pour que la victoire soit presque plus facile entre guillemets. Maintenant pourquoi pas faire tomber le record de France (6,01 m, qu'il détient, ndlr)? J'en ai largement les moyens.
Est-ce qu'il y a eu de l'émotion quand même pendant ce concours?
R.L. : Ce n'était pas gagné d'avance. En voyant (l'Ukrainien Maksym) Mazuryk qui fait 5,80 m, d'autres à 5,75 m... Je savais que je n'avais pas le choix. C'est mon septième saut à plus de 5,80 m cette saison. Ca fait dix victoires d'affilée. Je n'ai rien à envier à personne.
Au-delà des chiffres, c'est quand même une énorme satisfaction ce premier titre européen?
R.L. : C'est sûr, je suis content parce que cette fois j'ai vraiment la place que j'étais venu chercher. L'année dernière (aux Mondiaux de Berlin), je reste sur ma faim. Troisième c'était super mais j'espérais quand même gagner. Là, je voulais avant tout assurer un podium mais si je n'avais pas le titre, c'était mort....
Pratiquement inconnu il y a deux ans, vous êtes maintenant champion d'Europe. Comment jugez-vous cette progression ?
R.L. : En effet, quel parcours ! C'est sûr qu'il y a deux ans, je regardais les jeux Olympiques à la télévision. J'avais un record à 5,70 m et il y a quatre ans j'étais à 5 m. La progression est fulgurante. Mais j'ai travaillé dur. Si je suis là, ce n'est pas un hasard. J'ai de quoi progresser encore.



AFP






















un corps et une tête !!
BRAVO !!!Le 01/08/2010 à 23:43
quoi qu'il en soit, un immense bravo à renaud qui n'est pas passé au travers de son concours, et qui a encore une belle marge de progression pour nous faire rêver, et qui sait peut-être faire tomber le record de sergueï...Le 01/08/2010 à 13:20
"ET SANS SE FOUTRE A POIL POUR TROUVER UN SPONSOR QUI ASSURE SON SUIVI MATERIEL"
IL Y A UNE DIFFERENCE ENTRE LA PROVOCATION, LA SUFFISANCE DE L'UN ET L'ESPRIT DE COMPETITION DE L'AUTRELe 01/08/2010 à 11:32