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A. Traoré : "I’ll be back"
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Publié 14/06/2012 à 18:00 GMT+2
Contraint de quitter l'équipe de France pour soigner son genou, Ali Traoré espère revenir à temps pour disputer les JO de Londres.
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ALI TRAORE, vous devez quitter le groupe France pour soigner votre genou. Quel est exactement le problème ?
A.T. : On s’est rendu compte que ma saison avait laissé des traces. Je ne pensais pas que c’était aussi grave. Je pensais que c’était une tendinite, comme d’habitude. Mais, après l’IRM, il s’est révélé que j’avais un trou de 8 millimètre dans le cartilage du genou droit accompagné d’un déficit de force assez important par rapport à ma jambe gauche. Le plus embêtant, c’est qu’un tendon est endommagé. Ca nécessite un traitement de choc et une rééducation.
Comment avez-vous pris la nouvelle ?
A.T. : J'ai pris un énorme coup sur la tête. Mais la première question que j’ai posé au docteur, c’est : "est-ce que je suis out pour le Jeux ?". Le fait qu’il me réponde : "Non, pas vraiment", ça m’a donné de l’espoir. Apparemment, il y a une chance pour que je puisse revenir avant que ce soit trop tard. On peut récupérer en deux semaines ou un mois. Ça dépend des personnes et de la faculté de récupération de chacun.
Quel est votre programme de soins ?
A.T. : Dans un premier temps, je me soignerai à Paris. Ensuite, comme j’irai en rééducation à Capbreton, je suivrai le reste du traitement sur Pau. Mais il n’y a pas d’opération. Ce n'est rien de vraiment lourd. On peut récupérer assez facilement. Mais il faut un peu de temps. C’est juste histoire de minimiser le risque car, si je laissais ma jambe aussi faible, j’aurais pu me faire les croisés. Donc ça peut être dangereux et il fallait prendre ça en charge le plus vite possible.
Le problème n'aurait pas pu être décelé plus tôt ?
A.T. : Si, ça aurait pu être décelé plus tôt. Mais j’ai laissé traîner ça en fin de saison. Depuis mes débuts, j’ai des tendinites à ce genou. Toujours au même endroit. Donc je me suis dit que c’était une tendinite habituelle, peut-être un peu plus virulente que d’habitude. Mais c’était plus grave. Quand j’étais chaud, je ne le sentais plus. C’était une douleur de basketteur. Tout le monde joue avec une douleur. Mais là, ça commençait vraiment à faire mal. Pour déplier ma jambe, il fallait une demi-heure… (Rires) Donc je me suis dit que c’était peut-être sérieux. Après l’IRM, on a vu que c’était mauvais.
Vous vous êtes fixé une date limite ?
A.T. : Oui. Pour moi, si je peux revenir et être apte à jouer dans trois semaines, ce serait bien. Au-delà, ça parait quand même compliqué pour partir à Londres. Maintenant, c'est une course contre la montre. C’est frustrant mais c’est comme ça. On va dire que c’est compromis à 40 % en étant optimiste. Mais comme le dit si bien Terminator : "I'll be back !" Ne m'enterrez pas trop vite. Je suis un gars optimiste donc je vais garder cet optimisme.
Cette blessure vous inquiète-t-elle ?
A.T. : Flo Pietrus, Ronny Turiaf ou même Kobe Bryant ont déjà eu ça et ont très bien récupéré. C’est le genou qui s’use un peu. Avec le traitement adéquat, ça peut être rapide. On récupère très bien de cette blessure. Je ne suis pas du tout inquiet. Même si je n’arrive pas à revenir à temps pour les JO, je me dis que, au moins, ce sera bien pour la suite de ma carrière. J’aurai des genoux tout neuf. C’est déjà pas mal.
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