Eurosport
"Mon objectif ? La bague"
Par
Publié 31/10/2006 à 18:15 GMT+1
L'ailier argentin de San Antonio, Manu Ginobili, estime que les Spurs ont les moyens de conquérir un nouveau titre de champion. Pour lui, la priorité reste la bague. "El Manu", qui revient également sur son passage en Europe, nous livre ses impressions su
Eurosport
Crédit: Eurosport
MANU GINOBILI, vous allez entamer votre cinquième année en NBA, quel votre sentiment sur la prochaine saison ? Quelles sont vos ambitions ?
M.G. : Comme tous les ans, mon objectif reste la bague. C'est l'avantage d'être aux Spurs. Chaque saison, nous comptons parmi les meilleurs. Pour cette année, nous sommes très optimistes. Nous savons que nous avons une nouvelle opportunité de conquérir le titre. Nous possédons une équipe solide avec des nouveaux joueurs qui ont faim. Pour moi, on a tout pour aller au bout cette saison.
Et à titre personnel ?
M.G. : Disputer le All Star Game, comme il y a deux ans, ce serait aussi très bien. Mais ce n'est pas le plus important. Personne dans l'équipe n'est vraiment intéressé par les récompenses personnelles. Ce n'est pas un objectif. On veut absolument décrocher le titre avec toute l'équipe.
A l'intersaison, les Spurs ont perdu Rasho Nesterovic et Nazr Mohammed, les deux pivots de la saison passée. Pensez-vous que vous avez compensez ses départs ?
M.G : C'est vrai qu'on a perdu du monde à l'intérieur, mais Fabricio Oberto (NDLR : le pivot argentin des Spurs) va jouer sa deuxième saison avec nous. Contrairement à l'année passée où il était rookie, il sera prêt dès les premiers matches de la saison et va apporter plus. Franscico Elson est aussi une excellente recrue. Et puis, on joue de plus en plus avec quatre petits autour de Tim Duncan. Alors perdre deux pivots n'est pas dramatique...
L'année dernière vous avez chuté en demi-finale de conférence contre Dallas (4-3) qui sont, selon vous, vos adversaires directs pour le titre ?
M.G. : Les prétendants sont les mêmes que l'année dernière. Dallas, Phoenix et nous à l'ouest. Detroit, Miami à l'est. Mais, il faudra aussi surveiller Houston. Si Yao Ming et Tracy McGrady sont en bonne santé, les Rockets peuvent être très dangereux.
Et les Lakersdans tout cela ?
M.G. : Les Lakers, je n'y crois pas. Ils ont une équipe solide mais je ne pense pas qu'ils puissent lutter pour le titre cette année.
Dallas et Phoenix sont des équipes très rapides. Vous allez donc être très sollicités avec Tony Parker pour les stopper ?
M.G. : Ça s'est sûr ! Ils sont plus vifs que nous. Il faudra réussir à s'adapter pour les battre. Mais dans le passé, nous avons toujours réussi à les tomber. Je ne vois donc pas pourquoi cela changerait. Même en étant moins rapides, on a les atouts pour les faire déjouer et nous allons tout faire pour les battre de nouveau.
Vous venez de terminer le Mondial avec l'Argentine (défaite en demi-finale) après avoir joué plus de 80 matches la saison dernière avec les Spurs. Estimez-vous que la saison en NBA est trop longue ? Allez-vous faire des choix dans le futur ?
M.G. : Je ne pense pas. Ce n'est pas évident mais je ne vais pas changer ma façon de faire. J'ai besoin d'enchainer les matches pour rester en forme. Et je suis très attaché à l'équipe d'Argentine. Nous allons d'ailleurs devoir nous qualifier pour les Jeux Olympiques l'année prochaine. Cela me tient à coeur. J'aime trop ça pour arrêter. Et puis ceux qui ne sont pas en compétition internationale sont également obligés de s'entraîner chez eux. Ils font des efforts pour rester en forme. Donc ça ne change pas grand chose au niveau de la fatigue.
La NBA parle depuis des années de créer des franchises en Europe, quelle est votre opinion vous qui avez joué en Italie de 1998 à 2002 ?
M.G. : Je trouverais cela génial. Ce serait une grande évolution pour la NBA. Les voyages seraient contraignants mais tout le monde y gagnerait. Les Européens aiment le basket et la NBA aurait tout intérêt à venir ici. En tant que joueur, je serais très excité par l'opportunité de jouer en Europe devant un nouveau public.
Pour terminer, vous avez décroché le titre de MVP des finales de l'Euroligue en 2001 avant de découvrir la NBA, où vous avez décroché deux bagues de champion. En quoi l'Euroligue vous a aidé dans vos succès outre-Atlantique ?
M.G. : L'Euroligue a été déterminante dans ma carrière. Elle m'a permis de devenir un joueur plus accompli. Jouer pour le Kinder Bologne m'a aidé à devenir plus mature. Grâce à mon passage en Europe, je suis devenu un joueur plus accompli, plus réfléchi. Sans l'Euroligue, je ne serais pas le même joueur... C'est vraiment une grande compétition.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité