Les Spurs sont rodés

Eurosport sur Google

En se débarrassant des Hornets de Chris Paul grâce à une victoire au 7e match, San Antonio a fait parler son expérience. Forts de leur vécu, les Spurs démontrent qu'il faut encore compter sur eux. Mais ils n'ont pas le temps de souffler puisque les Lakers

Eurosport

Crédit: Eurosport

L'expérience a parlé. Et la fougue de la jeunesse n'a pu que constater les dégâts. Les Hornets pensaient pourtant avoir fait le plus dur. Eux qui menaient 2-0 grâce à un Chris Paul inarrêtable, un Peja Stojakovic grandiose et un David West monstrueux dans la raquette semblaient avoir toutes les cartes en mains pour s'offrir le scalp du champion en titre, le grand spécialiste des playoffs ces dernières saisons. Mais voilà, malgré un dernier match à la New Orleans Arena, les Spurs n'ont pas fait de détails face aux "naïfs" joueurs de Byron Scott.
Avec un seul élément ayant déjà connu la pression d'un match 7 (ndrl : Mike James), les Hornets ont craqué dans ce "final game". Et les Spurs ont prouvé que l'expérience était bien leur atout principal. "Nous ne sommes pas champions pour rien, souligne Tony Parker sur son site internet. Gagner un Game 7, c'est ce qui fait la marque des champions. Nous avons l'expérience des gros matches. A un moment donné, il fallait bien que ça joue."
"L'expérience des gros matches"
San Antonio, qui n'avait jamais remporté une série en étant mené 2-0 et même 3-2, a donc fait parler la poudre. Un beau tour de force qui démontre qu'il faudra compter sur eux jusqu'au bout. Surtout que cette performance est presque une anomalie. Reine des années impaires -championne NBA en 1999, 2003, 2005 et 2007-, la franchise de TP avait en effet pris la mauvaise habitude de se relâcher les années paires ratant à chaque fois le "back to back". Aujourd'hui, les Spurs sont bien décidés à stopper cette série noire. Et ils ont déjà envoyé le message à leurs adversaires.
Auteur d'une saison régulière très réussie (56v-26d, 3e bilan à l'Ouest), San Antonio a su élever son niveau en playoffs. Les Suns, puis les Hornets en ont déjà fait les frais. Des signes plus que rassurants auxquels s'ajoute cette victoire en demi-finale de Conférence. Car dès qu'ils ont passé ce stade depuis 2003, les Texans ont toujours terminé la saison avec une bague de plus au doigt. "Avec Pop (Gregg Popovich, l'entraîneur) et Tim (Duncan), c'est la première fois qu'on gagne un match 7 à l'extérieur, ajoute aussi Parker. C'est tout de même fort. On revient de très loin. Tout le monde était très heureux dans le vestiaire. Voir tous ces sourires, j'en avais des frissons."
Au tour des Lakers
Il faudra pourtant vite se remettre dans le bain. Car avant de rêver de titre, il faudra passer une autre marche. Et non des moindres puisqu'il s'agit des Los Angeles Lakers, le nouvel ogre de l'Ouest. "Los Angeles est une grande équipe, prévient Parker. L'arrivée de Gasol en février a changé le visage des Lakers. C'est la cinquième fois que je les joue en huit ans. C'est un grand classique." Entre deux équipes qui monopolisent six des huit derniers titres NBA et qui se sont affrontés à six reprises en playoffs depuis 1999, la donne est indécise.
Si San Antonio est toujours aussi redoutable, les Violine et Or, grâce au renfort de Pau Gasol, sont devenus une machine à gagner. Denver, étrillé 4 à 0, puis Utah, battu 4 à 2, peuvent en témoigner. La défense des Spurs passera un nouveau test. Après avoir résolu le cas CP3, la bande à Bruce Bowen devra en effet chercher le moyen de limiter Kobe Bryant. Et surtout réussir à libérer Tim Duncan, qui aura du boulot dans la raquette avec Pau Gasol et Lamar Odom. Mais bon, les Spurs, qui auront eu un seul petit jour de repos, ont encore l'expérience pour faire face...
Bilan en saison regulière entre les deux équipes: 2-2
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité