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Parker : "On me demande d'être comme en équipe de France"


Par Eurosport
Dernière mise à jour Le 29/04/2012 à 22:30 -
Par Eurosport - Le 29/04/2012 à 22:30
Parker : "On me demande d'être comme en équipe de France"Auteur de sa meilleure saison, Tony Parker se confie avant d'entamer le premier tour des play-offs face au Jazz. Il n'a qu'un but: le titre.
 

TONY PARKER, votre nom est souvent cité dans le Top 5 des joueurs pour le trophée de MVP de la saison. Qu'en pensez-vous?

T.P. :  C'est un grand honneur. En grandissant en France et en rêvant de NBA, jamais je n'aurais pu imaginer qu'un jour Magic Johnson, Chris Mullin ou Charles Barkley (des anciens grands joueurs NBA devenus consultants télé, NDLR) parleraient de moi pour le Top 5 des meilleurs joueurs de la saison. Cela me donne envie de progresser encore plus. C'est une de mes meilleures saisons et j'espère la confirmer pendant les play-offs en allant le plus loin possible avec les Spurs. Cette année, c'est peut-être la première fois que je suis autant médiatisé aux Etats-Unis. On va dire que j'ai gagné le respect des médias américains. Mais tout ça ne voudra rien dire si on ne va pas au bout. J'essaie de repousser mes limites et de continuer à progresser.

Premiers de Conférence Ouest l'an passé, vous aviez été battus par Memphis au premier tour des play-offs. Comment éviter le même piège face à Utah?

Utah est une équipe jeune, qui est très physique avec trois costauds à l'intérieur, et il va falloir s'attendre à un combat. Mais nous sommes prêts pour ce défi. Le mauvais exemple de l'an dernier (élimination 4-1 face à Memphis) est oublié et nous motive encore plus. Nous n'étions pas à 100% l'an passé avec les pépins de Tim (Duncan) et Manu (Ginobili) mais là nous le sommes, on a de la fraîcheur pour aller au bout.

La force de San Antonio, ça reste son collectif mais sa faiblesse, désormais, c'est sa défense...

Notre équipe a toujours été basée sur le collectif. Cette année, ça a été encore plus flagrant. On a style européen, tout le monde touche la balle et peut marquer. Si on défend (bien), on ira jusqu'au bout et si on n'arrive pas à défendre, on n'ira nulle part, on sera comme les Phoenix Suns façon old school, qui marquaient 120 points par match mais ne gagnaient pas dans les moments chauds. Nous n'avons peut-être jamais eu autant de talent offensivement mais nous sommes moins forts en défense que dans les années où on a gagné le titre NBA (2003, 2005, 2007). Mais si on retrouve ne serait-ce que 50% de la défense des équipes de San Antonio qui ont gagné ces titres, on aura une grande chance, car notre attaque (deuxième de NBA en saison régulière) est bien meilleure que celle qu'on avait lors des trois titres. C'est en défense qu'on gagne des titres.

Comment vous sentez-vous à l'heure d'entamer les playoffs ?

Je me sens bien. Ce n'était pas une saison facile avec une grosse intensité. Gregg Popovich a fait un gros boulot pour gérer notre fraicheur. Je me sens prêt. Boris Diaw s'est bien intégré, c'est un joueur très intéressant. Il va faire de bons playoffs et on compte beaucoup sur lui.

Cette saison, votre leadership sur les Spurs s'est encore accru.

J'ai eu beaucoup plus de responsabilités cette année, c'est vrai. Manu Ginobili et Tim Duncan vieillissent, du coup, "Pop" compte plus sur moi. Il m'a demandé d'être comme en équipe de France, c'est-à-dire super agressif. Manu est revenu à 100% aujourd'hui, on va se partager les responsabilités. En playoffs, dans le money-time, tout dépendra de nos adversaires et de qui est chaud. Nous choisirons alors qui prendra l'équipe sur ses épaules. On a beaucoup de motivation pour aller plus loin l'an dernier mais si un des membres de notre Big Three ne joue pas son meilleur niveau, on ne gagnera pas.

San Antonio a-t-il davantage de pression après avoir terminé en tête de la conférence ouest ?

Non. On a toujours de la pression à San Antonio car, ici, on ne vise rien d'autre que le tire. Dès que je suis arrivé ici, on visait le sacre. La pression est constante. Il y a d'autres favoris comme Miami, Chicago, Oklahoma et les Lakers. On fait partie des cinq, six équipes en lice pour le titre.

 
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