"Nous jouons le maintien"

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Après avoir passé la plus grande partie de sa carrière en Grèce, Elias Zouros débarque à Paris avec la ferme intention d'en faire, de nouveau, une place forte du basket en France. Après une préparation difficile, l'ancien entraîneur de l'Aris Salonique de

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ELIAS ZOUROS, vous avez un effectif qui compte 10 joueurs arrivés au compte-gouttes. Comment s'est passée la préparation en vue de la reprise ?
E.Z. : C'est vrai que cela a été difficile de monter l'équipe. Notre neuvième joueur sous contrat, Vladimir Petrovic, est arrivé hier (mardi). Le dixième, Larry Stewart, aujourd'hui (mercredi). Une philosophie est mise en place depuis vingt jours et pour les retardataires, ça va être difficile d'y adhérer en si peu de temps. La solution la plus simple, c'est de beaucoup travailler. Je le dis dès maintenant : nous avons besoin d'un, voire deux mois, pour avoir une équipe compétitive.
Vous évoquiez une philosophie. Quelle est-elle ?
E.Z. : C'est de s'appliquer avant tout dans le secteur défensif. On travaille également sur nos possibilités de contrôler le rythme du match. Le travail qu'a fait Gordon Herbert lors des deux dernières saisons est une bonne chose pour notre équipe. On doit veiller à travailler en se basant sur ça.
Qui est le capitaine de l'équipe cette année ?
E.Z. : J'en ai choisis deux. Il y a d'abord T.J. Parker qui fait figure d'ancien dans l'effectif. Il était là l'an dernier, il connaît la maison du PBR. Et puis nous avons confié également le capitanat à Kris Morlende, qui a de l'expérience en pro A. C'est bien pour nous de suivre ceux qui ont cette expérience.
Vous aviez l'habitude d'exercer en Grèce, là, où le public est l'un des plus "chauds" d'Europe. Comment appréhendez-vous le fait de jouer devant 1000 voire 2000 personnes à Paris ?
E.Z. : Je ne connais pas encore le public parisien. Je pense qu'effectivement, l'ambiance ne sera pas la même qu'en Grèce. Qu'à Salonique, par exemple. Mais j'espère juste qu'il soutiendra notre équipe, même si je sais que c'est le public parisien est difficile.
Quel est l'objectif affiché du PBR cette saison ?
E.Z. : Il faut être réaliste. Cette année, Paris jouera le maintien en pro A, et pas autre chose. Nous avons pris beaucoup de retard avec le recrutement. Je suis arrivé également très tardivement à Paris. Mais je dois remercier Antoine Rigaudeau qui a tout fait depuis un mois pour que l'équipe ressemble à quelque chose au lancement de la saison. Le fait qu'Antoine soit au club est une chose plus que positive pour notre club. Il est important car il a d'excellentes idées. Le problème, c'est qu'on n'a pas eu beaucoup de temps, ni beaucoup de choix pour monter l'équipe. Nous avons un petit budget cette saison. Pour viser d'autres objectifs, il faudra attendre l'année prochaine...
Votre effectif compte de nombreuses nationalités différentes. Vous coachez en quelle langue ?
E.Z. : Normalement, c'est en anglais. Mais si certains ne comprennent pas ce que je veux dire, j'essaye de faire passer mon message en français. Pour nos joueurs américains, je parle évidemment en anglais. Mais je leur ai dit que je préférais utiliser le français car c'est mieux pour toute l'équipe.
Les insultes seront donc distribuées en grec ?
E.Z. : ... (rires)
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