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Une si longue attente
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Publié 04/06/2008 à 08:53 GMT+2
Après des saisons de disette aux Celtics, Paul Pierce va enfin découvrir l'ambiance d'une finale NBA. L'arrière, qui avait avoué son agacement d'être dans une équipe de perdants la saison passée, est aux anges surtout qu'il retrouvera les Lakers pour un r
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Crédit: Eurosport
Il a tellement attendu. Depuis des années, il ne rêvait que de ça. Connaitre enfin le bonheur d'une finale NBA était devenu une obsession. Ses échecs répétés ne passaient plus. Il ne pouvait plus les supporter. Exaspéré par les performances de son équipe et une saison 2006-2007 catastrophique, Paul Pierce avait même exprimé publiquement son ras le bol. Lui le patron de la Green Team s'était lâché : "Je suis dans le cas typique du bon joueur dans une mauvaise équipe", avait lancé Pierce dans the Globe en mars 2007. "J'attends juste de voir ce que ça donne cet été. Nous devons nous renforcer pour gagner. Mais je ne parle pas de gagner quelques matches, je veux jouer les playoffs. J'en ai marre d'être dans une équipe qui fait du furtif. Je veux être dans une équipe comme celle de Detroit, que l'on attend tous les ans."
Un an plus tard, Pierce ne regrette pas d'avoir mis les points sur les i à ses dirigeants. Danny Ainge, le manager général, l'a entendu. Et a réagi de la plus belle des manières. Obligés d'agir, les Celtics ont recruté les All-Stars Kevin Garnett et Ray Allen. Mais aussi des joueurs de complément solides comme James Posey, Glen Davis, P.J. Brown, Sam Cassell et Eddie House. Résultat : l'histoire d'amour entre Pierce et Boston, qui tournait en rond depuis 2003, s'est transformée en conte de fée.
Content d'être resté
La franchise du Massachusetts est devenue une machine à gagner pour finir la saison régulière en tête de la NBA avec 66 victoires. Avant finalement de passer en finale NBA après s'être débarrassée de... Detroit en finale de Conférence Est. La citrouille s'est métamorphosée en carrosse. "Je suis tellement fier d'être de la partie", se réjouit Pierce. " L'attente a été longue. Je pourrais écrire un roman sur mes émotions en ce moment. Mais je suis surtout content d'être dans cette position et d'être resté avec les Boston Celtics".
Cerise sur un gâteau déjà bien appétissant, "P²" défiera les Lakers pour tenter d'accrocher le trophée Larry O'Brien. La franchise qui l'a fait rêver toute sa jeunesse. Lui qui a passé son enfance en Californie. "C'est presque ironique de retrouver les Lakers en finale. Quand j'étais jeune, je détestais les Celtics, explique Pierce. J'ai grandi avec les duels Lakers-Celtics. Et là, je reviens à la maison pour jouer face à l'équipe que j'ai admirée toute ma jeunesse. Pour moi, les chocs entre ces deux franchises ont révolutionné le basket et maintenant je vais en faire partie. Ça va vraiment être spécial."
Brillant face aux Lakers
Les Lakers risquent d'ailleurs de le surveiller de près. Depuis le début de sa carrière, l'arrière des Celtics n'est jamais aussi prolifique que quand la franchise californienne se profile (27.9 points de moyenne face aux Angelinos). Son surnom, The Truth, lui a d'ailleurs été donné par Shaquille O'Neal en personne à l'issue d'une rencontre Boston-Lakers où Pierce avait planté 42 points à 13 sur 19 en 2001. "Mon nom est Shaquille O'Neal et Paul Pierce est la putain de vérité. Cite-moi et n'enlève pas un mot ", s'était emporté le Shaq après la défaite de son équipe.
Cette fois, O'Neal ne sera pas là pour lui tresser des lauriers. Mais "The Truth", qui s'était fait poignarder au cou et dans le dos à la sortie d'une boîte de nuit au début de sa troisième saison, aura un autre adversaire de poids. Un certain Kobe Bryant. Une star qu'il retrouvera face à lui à partir de jeudi. Une autre vedette qui voulait changer de maillot en début de saison avant de voir ses voeux exaucés grâce à l'arrivée de Pau Gasol. Entre deux paniers, ils pourront parler de leur frustration enfin terminée... "L'été dernier, on était dans le même bateau et maintenant on se retrouve en finale. C'est vraiment génial", s'amuse déjà Kobe... Le ton est donné.
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