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Le rêve de Mormeck
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Publié 03/03/2012 à 00:19 GMT+1
Jean-Marc Mormeck affronte samedi soir Wladimir Klitschko, détenteur des ceintures WBA, WBO, IBF et IBO, à Düsseldorf. Le Français, 39 ans, a travaillé dur pour s'immiscer dans la catégorie des poids lourds, mais il fait face à une montagne au gabarit bien supérieur au sien. La tâche sera rude.
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C'est le combat d'une vie. Celle de Jean-Marc Mormeck qui, à 39 ans, défie samedi soir le champion du monde Wladimir Klitschko à l'Esprit Arena de Düsseldorf. Lui, l'ancien champion des lourds-légers qui se lance sur le tard chez les poids lourds. "La catégorie reine", se plait-il à répéter. Face au géant ukrainien, à qui il rend 17 centimètres (1m98 contre 1m81), le gamin de Bobigny a l'occasion de devenir le premier Français champion du monde chez les lourds.
Mais "The Marksman" est encore loin des ceintures WBA, WBO, IBF et IBO du cadet de Vitali Klitschko. Outsider à qui les bookmakers ne donnent presque aucune chance, le Guadeloupéen a travaillé dur pour s'immiscer chez les lourds, mais reste loin du gabarit du "Docteur". En plus de la grosse différence de taille s'ajoutent celle du poids (111kg contre 98kg) mais surtout celle de l'allonge des bras (17cm de plus pour l'Ukrainien). "Et après ?, a répondu le challenger lors du point presse de vendredi, après la pesée. La clé du match, ce sera la mobilité."
Klitschko, colosse à la mâchoire d'argile
C'est pourquoi le Français a surtout travaillé sa vivacité ces derniers mois. Il sait qu'un simple enchaînement bien senti peut briser la "mâchoire de verre" de Wladimir Klitschko, comme l'avait notamment fait Larron Brewster en 2004. Mais pour s'ouvrir le chemin du point faible de l'Ukrainien, il va falloir batailler. Se créer des ouvertures tout en évitant les contres. Pour ça, Jean-Marc Mormeck a sa stratégie : "il va falloir que je descende mon centre de gravité, que j'avance et que je sois plus rapide que lui. Les grands ont toujours des problèmes avec les petits."
La vivacité du Guadeloupéen, justement, est redoutée par Wladimir Klitschko. Et portée aux nues, aussi. "Je pense que Mike Tyson n'a jamais été aussi rapide que Jean-Marc Mormeck", a-t-il dit en début de semaine devant les journalistes. Réaction du challenger au cours de la même conférence de presse : "Moi, je ne suis pas Mike Tyson !", s'est-il exclamé en riant. Puis, plus sérieux : "Mike Tyson avait le punch, l'explosivité, tout ce que, peut-être, je n'ai pas. En tout cas, moi, j'ai le mental, j'ai la volonté." De l'assurance, aussi, que l'Ukrainien a bien sentie.
"Jean-Marc Mormeck sait exactement dans quoi il s'est engagé. C'est la chance de sa vie. Je prends la menace très au sérieux", assurait l'homme aux 56 victoires (dont 49 par KO) pour trois défaites à l'issue d'un entraînement, cette semaine. Une petite grippe a inquiété le Français cette semaine. Mais ce dernier n'a rien laissé au hasard pour ce combat, qui devait initialement se tenir le 10 décembre 2011 (finalement reporté parce que Wladimir Klitschko ressentait des douleurs postopératoires au rein). Jusqu'à la planification de son sommeil, afin d'être au top de sa forme à l'heure exacte du combat (22h55). Samedi soir, Jean-Marc Mormeck a rendez-vous avec l'histoire. Son histoire.
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