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Touché, pas coulé
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Publié 06/12/2005 à 12:01 GMT+1
Largement battu par le Vénézuelien Lorenzo Parra, Brahim Asloum a laissé filer le titre de champion du monde WBA des mouches. Mais le champion olympique 2000 ne s'annonce pas vaincu. Michel Acariès non plus. L'organisateur pourrait offrir une deuxième opp
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Crédit: Eurosport
Battu lundi, Brahim Asloum pourrait rebondir en 2006 avec une nouvelle chance mondiale en fin d'année, comme ce fut le cas en 2005, dans une catégorie des mouche offrant depuis lundi, de multiples, croustillantes et juteuses possibilités. L'organisateur Michel Acariès fait contre mauvaise fortune, toujours bon coeur en faveur de son lauréat olympique de Sydney. Et, en un éclair de génie propre aux hommes d'affaires, il s'est mis à oeuvrer pour un feuilleton qui mettrait aux prises, douze mois durant, les acteurs de la grand-messe du palais omnisports de Paris-Bercy si néfaste au noble art hexagonal le temps d'une soirée.
Il veut tout simplement monter, "dans quatre, cinq mois ", un championnat de réunification WBA-WBO entre les deux vainqueurs, le Vénézuélien Lorenzo Parra (tombeur d'Asloum) et l'Argentin Omar Narvaez (de Bernard Inom arrêté à la 11e reprise). Ce choc pourrait permettre au Français de lancer un nouveau défi au vainqueur en décembre prochain, après deux combats de remise en forme.
Cette éventualité est d'autant plus envisageable que Narvaez est déjà sous contrat avec Michel Acariès et que Parra a pris grand plaisir à se produire dans la capitale, devant un public qui a copieusement sifflé son Petit Prince de Sydney. "On a maintenant la chance d'avoir devant nous les acteurs d'un story board ou d'un film à grand spectacle. Si je mets sur pied une réunification Parra-Narvaez, ne serait-ce pas merveilleux ? Et pourquoi, dès lors, Brahim Asloum ne pourrait-il pas rencontrer le vainqueur ? Ce scénario n'est-il pas plausible ? lance Michel Acariès. Nous aurions là un vrai feuilleton".
"La partie n'est pas finie"
Une nuit, durant laquelle Brahim Asloum a dû se faire poser trois points de suture au front, a donc suffi au diabolique promoteur pour donner une nouvelle impulsion à la carrière du Berjallien, ayant subi une première et très large défaite. " Brahim doit rebondir. C'est une certitude. Il faut qu'il puisse tirer des enseignements de ce 20e combat et qu'il analyse ce qui le sépare des meilleurs: une immensité, à chaud, mais, en y regardant de plus près, à presque rien, observe Michel Acariès. Brahim se fait ouvrir sur un coup de tête au premier round. Il prend un coup de marteau qui l'expédie au tapis le suivant. Là, il résiste, et de quelle manière! Deux minutes trente, et fait ensuite dix reprises. Sans que cela n'excuse l'avarice de ses coups; il faut louer le courage et la résistance."
Une deuxième opportunité mondiale est donc plus que jamais dans l'air pour Brahim Asloum (26 ans) que l'on a vu pour la première fois pleurer, "déçu d'avoir loupé la marche " et, sûrement, des broncas, après une décision unanime des trois juges, d'une cruelle réalité: 120-107, 119-108 et 118-109. " Brahim a disputé trois combats cette année: mars, juillet et décembre. Qu'est-ce qui pourra l'empêcher de faire pareil ? insiste Michel Acariès. On saura bien dans un an si la leçon a été salutaire."
Très affecté à Bercy, Louis Acariès serait-il encore dans le coin ? "Si mon frère voit quelqu'un plus à même de diriger Asloum, il se mettra un peu en arrière tout en restant le patron", confie l'aîné, alors que l'intéressé prenait congé des journalistes sur une phrase pleine de significations: "La partie n'est pas finie..."
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