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"Meilleur qu'en 2002"
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Publié 09/06/2005 à 11:00 GMT+2
C'est l'année des résurrections. Après Di Luca et Savoldelli, Santiago Botero effectue lui aussi son retour sur le devant de la scène. Le Colombien confirme sur le Dauphiné Libéré les promesses entrevues sur le Tour de Romandie. Il se sent même plus fort
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Pendant deux ans, Santiago Botero a égaré son talent et traîné sa misère chez T-Mobile. Deux années perdues, alors qu'elles auraient dû être les plus belles de sa carrière. Souvent diminué physiquement, notamment à cause d'une inflammation de la muqueuse de l'estomac, le Colombien a également souffert d'un manque d'adaptation, au sein d'un groupe où personne, à l'exception de Guerini, ne parlait sa langue. En quittant la Magenta pour Phonak cet hiver, Botero a retrouvé la santé, la forme et l'ambition.
A l'instar de Paolo Savoldelli, autre ex-âme en peine de la T-Mobile revenue au sommet, Santi Botero connaît un printemps ensoleillé. Il songeait pourtant à stopper sa carrière. Une légère embellie à la fin de l'été 2004, mais aussi la naissance de sa première fille, Gana, l'ont finalement incité à continuer. "La patience, mais aussi ma famille et mes amis ont constitué le secret de mon retour au premier plan après des ennuis de santé ", explique l'enfant de Medellin.
Répondre sur le terrain
De quoi oublier les critiques, nombreuses et récurrentes, qui ont peuplé son quotidien ces deux dernières années. "J'ai su me garder des commentaires désobligeants, rappelle-t-il. On en viendrait à arrêter le cyclisme si l'on en tenait compte. Je suis une personne publique qui est donc exposée aux critiques ou aux adulations. Il ne faut pas trop tenir compte de ce qui se dit ou se qui se lit, seuls la patience et les résultats comptent. La meilleure des choses est de répondre sur le terrain."
Aujourd'hui, il doit à nouveau donner les raisons de son succès, et non justifier ses échecs. C'est évidemment plus agréable. Six semaines après avoir retrouvé le chemin de la victoire sur le Tour de Romandie, Botero a confirmé son retour au premier plan à Roanne, même s'il a souffert. "Dans la première partie, j'ai lutté contre le vent ne pouvant dépasser une vitesse de 55 km/h, le vélo était presque couché à certains moments , explique-t-il. J'ai perdu 15 secondes. Heureusement, pendant la descente, j'ai pu me rattraper".
"Notre équipe est forte"
Avec un deuxième chrono majeur en poche, Botero fait à nouveau la loi dans un exercice qui lui avait valu un titre mondial en 2002. Cette même année, il était devenu le premier coureur à battre Lance Armstrong sur un contre-la-montre du Tour de France depuis le début du règne de l'Américain. "Je me sens meilleur qu'en 2002 où j'avais d'ailleurs devancé Armstrong sur le chrono. Je me trouve plus constant et complet que par le passé, spécialement en montagne", estime le revenant.
Sur ce dernier point, les prochaines journées apporteront un éclairage plus précis, à commencer par le Ventoux, jeudi. "Je l'ai escaladé cinq fois, j'ai explosé quatre fois", rappelle Santi. S'il répond présent, Botero abordera le Tour de France en position de force. Mais si la Phonak compte sur lui, elle ne compte pas que sur lui. "Notre équipe est forte. Cela me fait parfois peur. Je ne me focalise pas sur l'identité de notre leader sur le Tour. Mieux vaut être trois: Oscar (Sevilla), Floyd (Landis) et moi. Peu importe lequel sera choisi", assure-t-il. L'essentiel est effectivement ailleurs, dans ce sentiment de plénitude retrouvée. Preuve que le talent ne se perd jamais tout à fait...
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