Tour de chauffe

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Généralement considéré comme un avant-goût du Tour de France, le Dauphiné Libéré ne déroge pas à sa réputation cette année. A quelques exceptions près, tous les prétendants à la victoire sur la Grande Boucle sont au départ du Critérium. Histoire de marque

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Crédit: Eurosport

Plus que jamais, le Critérium a bonne mine. Pour son 60ème anniversaire, la course de Thierry Cazeneuve regroupe de nombreuses têtes d'affiches, en quête de sensations à quelques semaines du départ du Tour de France. Si le parcours s'annonce aussi ardu que les années précédentes, il se distingue cette fois-ci par un morcellement des difficultés, réparties sur plusieurs jours de course, et non plus sur une seule et "monstrueuse" étape. Dans ces conditions, la régularité prévaudra sur l'exploit d'un jour. Après les vallonnements du début de semaine et le contre-la-montre de mercredi dans les reliefs proches de Saint-Etienne, les quatre dernières journées sont affaires de grimpeurs. Avec, pour étape-reine, l'ascension de la Croix-de-Fer et la montée finale de la Toussuire, à la veille de l'arrivée.
Une arrivée que ne verra pas Alberto Contador (Astana), principal forfait de ce Critérium. Surpris par sa victoire dans le Giro, l'Espagnol a préféré s'économiser en vue des prochaines joutes. Sylvain Chavanel (Cofidis) est l'autre absent de marque au départ d'Avignon. Le Français, si brillant en début de saison (vainqueur d'A travers les Flandres et de la Flèche brabançonne, plus deux étapes sur Paris-Nice et sur le Tour de Catalogne), ne sera pas aligné en raison d'une hernie discale mais devrait être présent sur le Tour de Suisse qui débute quelques jours plus tard.
L'inconnue Leipheimer
Les Espagnols, eux, seront bien là. Au premier rang de ceux-ci figure bien sûr Alessandro Valverde (Caisse d'Epargne) mais Carlos Sastre (CSC), Mikel Astarloza, Haimar Zubeldia (Euskaltel) ou Jose-Angel Gomez-Marchante (Saunier Duval) ont également leur mot à dire. Face à cette colonie ibère, deux hommes se dressent : Cadel Evans (Silence-Lotto) et Levi Leiphemer (Astana). Diminué par une tendinite au genou, l'Australien traverse une période trouble après un début de saison étincelant. Avec cette question, classique au moment d'aborder la grande échéance de juillet, Evans n'est-il pas arrivé en forme trop vite, trop tôt ? Prudent, ce dernier a déclaré ne pas viser la victoire finale... Levi Leipheimer débarque, quant à lui, drapé d'interrogations. Invisible lors du Tour d'Italie (18e à 45'36), l'Américain se prépare dans le calme absolu et devrait se montrer à son avantage dans les étapes alpestres. Absent de la prochaine Grande Boucle avec l'ensemble de son équipe Astana, Leiphemer s'est fixé pour but de renouveler sa victoire de 2006 dans le Critérium.
Parmi les outsiders, la jeune garde est bien représentée avec le Néerlandais de la Rabobank Robert Gesink, révélation de Paris-Nice en mars dernier. A suivre également l'espoir slovène Brajkovic (Astana). Ou encore l'Ukrainien Yaroslav Popovych (Silence-Lotto), premier lieutenant d'Evans. Voire l'Australien Michael Rogers, qui revient après une mononucléose. Et les Français ? Dans la roue de Voeckler, Fedrigo (Bouygues Telecom), Pauriol, Rolland (Crédit Agricole), Desel (AG2R), Di Grégorio, Coppel ou Casar (Française des Jeux), les Tricolores auront à coeur de confirmer leur excellent début de saison. Seul ombre au tableau bleu-blanc-rouge : l'absence du vainqueur de l'an passé, Christophe Moreau (Agritubel), dont l'équipe n'a pas été sélectionnée.
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