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David Lappartient prépare sa "réforme globale du cyclisme"

Lappartient prépare sa "réforme globale du cyclisme"
Par Eurosport

Le 23/11/2017 à 14:50Mis à jour Le 23/11/2017 à 14:56

CYCLISME - David Lappartient, président de l'Union cycliste internationale, a détaillé jeudi dans un entretien à l'AFP ses projets pour le cyclisme.

Élu le jeudi 21 septembre dernier à la tête de l’Union cycliste internationale (UCI), David Lappartient se met en ordre de marche. Le Français a détaillé jeudi, dans un entretien donné à l’AFP, ses projets pour changer le cyclisme. David Lappartient a promis “une réforme globale du cyclisme à l’horizon 2020”.

Le président de l’UCI s’est prononcé en faveur d’un plafond du budget des équipes, plutôt que pour un plafond salarial (salary cap). "On doit pouvoir payer un athlète au prix que l'on veut. Mais, si on paye très cher un coureur, on a un peu moins d'argent et ça rééquilibre les forces, a estimé Lappartient. L'objectif est d'avoir des courses attractives, et non qu'une équipe ait les meilleurs coureurs du monde et bloque la course.” Le Français a fait référence, sans la nommer, à l’équipe Sky, ultra-dominatrice dans les grands tours depuis plusieurs années.

David Lappartient a reconnu que la "technicité de mise en oeuvre" d'un plafond budgétaire pour les équipes "n'est pas si simple": "On est dans des discussions préliminaires et je dois aussi discuter avec les représentants des équipes. C'est quelque chose qui doit être partagé, accepté". Selon l'UCI, le budget moyen d'une équipe du WorldTour (1re division) tourne autour de 18 millions d'euros, les plus importantes atteignant environ 34 millions d'euros.

David Lappartient

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Réduire le nombre de coureurs dès 2018 ?

Lappartient a par ailleurs évoqué les changements qui pourraient concerner les grands tours dans les prochaines années. Le président de l’UCI a reconnu que le calendrier “était un élément-clé”, qui pourrait être modifié “dès 2018” pour entrer en vigueur en 2020. La réduction de nombre de coureurs est également un des sujets sur lesquels l’UCI pourrait se pencher, selon la voix de son président : “Il y avait une volonté partagée des organisateurs et de l'UCI, validée aussi par les équipes, de réduire légèrement la taille des équipes, huit coureurs pour les grands tours, sept pour les autres épreuves du WorldTour. Le compromis qui a été trouvé est bon. Est-ce que ce sera suffisant ? Je ne le sais pas encore.

Une chose est sûre, le Français a fait de la lutte contre toutes les formes de tricherie son credo. David Lappartient avait déjà déclaré que "les anciens dopés n'ont plus leur place dans le cyclisme". Jeudi, Lappartient a évoqué l’interdiction des corticoïdes “au 1er janvier 2019”, tout en instaurant “une surveillance médicale réglementaire pour l'ensemble des coureurs”. Le président de l’UCI a également confirmé la mise en place d’un “plan d’action” contre le dopage technologique, “dès janvier”. Celui-ci devrait être mené notamment par Jean-Christophe Péraud, deuxième du Tour de France 2014. Mais, rappelle David Lappartient, “ça prendra plus de temps”.

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