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Dopage : Laurent Jalabert ne peut "pas dire avec fermeté qu'(il n'a) jamais rien pris d'illicite"

Jalabert : "Je ne peux pas dire avec fermeté que je n'ai jamais rien pris d'illicite"
Par Eurosport

Le 15/05/2013 à 21:08Mis à jour Le 15/05/2013 à 21:48

Laurent Jalabert a affirmé avait toujours eu "pleine confiance" dans l'encadrement des équipes cyclistes dans lesquelles il a évolué. Peut-être trop.

L'ancien N.1 mondial Laurent Jalabert a toujours eu "pleine confiance" dans l'encadrement des équipes cyclistes dans lesquelles il a évolué, a-t-il déclaré mercredi. "J'ai couru dans trois équipes. Comme les autres coureurs, j'avais tout un encadrement en qui, moi, j'avais pleine confiance. Que ce soit au niveau du management, de la partie mécanique, ou au niveau médical", a expliqué Jalabert devant la commission d'enquête du Sénat qui l'auditionnait dans le cadre de ses travaux sur l'efficacité de la lutte contre le dopage.

Une confiance peut-être aveugle, a malgré tout concédé l'ancien grand champion : "On s'est fait soigner à l'époque, mais aujourd'hui, je ne pourrais pas dire si c'était complètement illégal ... ou légal (…) Je ne peux pas dire avec fermeté que je n'ai jamais rien pris d'illicite." Jalabert a notamment raconté comment se déroulaient les soins au sein de la formation espagnole Once où il resté de 1992 à 2000 : "Chez Once, le soir des étapes, le médecin nous faisait un soin, une récupération, mais on ne savait pas vraiment ce que c'était. Une relation de confiance s'installait avec les docteurs, et on ne posait plus de questions. On était soigné, je n'ai jamais dit le contraire. Mais était-on dopé ? Moi je crois que non ..."

"A aucun moment je n'ai voulu participer à la course à l'armement"

Jalabert, qui a également été le sélectionneur de l'équipe de France de cyclisme entre 2009 et le mois de février dernier, a reconnu avoir reçu des infiltrations de corticoïdes (aujourd'hui interdites) "qui étaient justifiées par des AUT (autorisations à usage thérapeutiques). "Mais à aucun moment, je n'ai cherché à rencontrer de quelque manière que ce soit des médecins pour améliorer mes performances. Je n'ai pas dépensé un franc à l'époque pour en voir ou acheter des produits interdits", a-t-il souligné. Après sa 4e place sur le Tour 95, Jalabert a raconté s'être mis à rêver de gagner le Tour. Mais "dès 96, j'ai pris un éclat. Ca a été pour moi une claque, et j'ai pris conscience que c'était au-dessus de mes moyens. Mais à aucun moment je n'ai voulu souhaiter participer à la course à l'armement (sic)", a-t-il déclaré.

Jalabert indique également, après l'affaire Festina de 1998, avoir noté une "prise de conscience" dans le peloton. "J'ai perçu une différence dans la dernière équipe où j'ai été (CSC-Tiscali en 2001-2002, ndlr)", relate Jalabert. "Les médecins étaient présents dans l'équipe mais certains des coureurs avaient leurs habitudes ailleurs. Ce qui était d'ailleurs une préoccupation pour le manager de l'équipe (Bjarne Riis, qui a avoué en 2007 s'être dopé pendant sa carrière) qui pratiquait des tests en interne afin de s'assurer de la ligne de conduite. Il existe des médecins satellites, j'en suis convaincu. C'est pour cela qu'un médecin attitré dans une équipe est la meilleure des choses", a-t-il indiqué.

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