Cyclisme - Tour d'Italie
26/05/2006 - 18:00Voigt: "Je ne méritais pas de gagner"

Jens Voigt, qui a laissé la victoire à Juan Manuel Garate vendredi, n'imaginait pas gagner cette 19e étape sans avoir collaboré dans le final. Un geste apprécié à sa juste valeur par Garate, qui a salué son dauphin à l'arrivée.
Ivan Basso (ITA/CSC)

"C'était une étape particulière pour moi. Quand je me suis réveillé à 7 heures, j'avais un message de ma femme me disant que la naissance était imminente. Mon fils est né à 9h10. Je suis parti le coeur plein de joie. C'est un bonheur extraordinaire. Il me tarde de le voir, sur les photos et puis en vrai. Pour un papa, c'est dur de ne pas être présent.
Mais je dois d'abord finir le travail ici. L'accélération de Simoni ? Quand la pente dépasse 10 pour cent, je sais qu'il peut me faire mal aux jambes. J'ai préféré garder mon rythme et revenir ensuite. La prochaine étape ? (sourire) Je m'attends toujours au pire. J'ai confiance, une grande confiance, mais je garde les pieds sur terre. L'abandon d'Ullrich ? Je suis concentré sur ma course, je ne l'ai pas vu."
Juan Manuel Garate (ESP/Quick Step)

"Quand nous nous sommes retrouvés seuls, Voigt m'a dit qu'il ne disputerait pas le sprint. Nous étions ensemble depuis sept heures, il avait vu le super travail de l'équipe dans l'échappée avec Bettini et Engels. C'est un geste d'un champion ! Je ne l'oublierai pas. J'ai appris il y a peu de temps que ma femme était enceinte.
J'ai reçu hier (jeudi) un fax de la première échographie. Je lui avais dit que si je gagnais, je lui dédierais ma victoire. Les affaires en Espagne ? Vu d'ici, on a l'impression que c'est le grand bazar. Ce qui se passe en ce moment, c'est un désastre. Mais, d'ici, je ne suis pas vraiment en mesure d'en parler. En Espagne, il n'existait pas de loi antidopage comme en Italie. Maintenant, il y en a une. Les choses changent."
Jens Voigt (ALL/CSC)
"Notre tactique est d'être toujours derrière. Dans l'échappée, je n'ai fait aucun travail. Dans ces conditions, je ne peux pas gagner, ce ne serait pas juste. Aujourd'hui, je ne méritais pas la victoire."
Gilberto Simoni (ITA/Saunier Duval)
"Je voulais gagner l'étape et reprendre du temps au classement. Demain (samedi), c'est ma dernière chance."
Jan Ullrich (ALL/T-Mobile)

"Après trois semaines, je me sens un peu fatigué et je ne veux pas compromettre ma préparation pour le Tour de France. L'avant-dernière étape, celle de demain, est aussi très difficile, je ne voulais plus continuer. J'avais envisagé dès le début du Giro d'abandonner l'épreuve dans les derniers cols les plus durs. Je vais maintenant rentrer chez moi et reprendre mon souffle, avant d'entamer la dernière partie de ma préparation pour le Tour de France".















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