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Ferrari aux anges
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Publié 16/05/2012 à 21:35 GMT+2
Vainqueur de la 11e étape du Giro 2012 au sprint mercredi, l'Italien Roberto Ferrari (Androni) a décroché la plus grande victoire de sa carrière. De quoi se racheter de son sprint houleux de la semaine dernière au Danemark.
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Crédit: Eurosport
Mine de rien, Roberto Ferrari aura été un des acteurs importants de cette première moitié de Giro. Pour le pire, puis pour le meilleur. Coupable d'une grosse faute lors du sprint massif de la 3e étape à Horsens, au Danemark, il avait expédié plusieurs coureurs, dont Mark Cavendish, au tapis. "Quand je sprinte, je ne regarde pas derrière", avait tonné l'Italien, qui aurait pu être éjecté de la course pour une telle manœuvre. Il a bénéficié de la clémence du jury et, neuf jours plus tard, il est venu s'octroyer une superbe victoire, nette et sans bavure, en Toscane. Une façon d'effacer l'ardoise d'Horsens et de donner une image autrement plus positive de lui. "Je voulais me racheter de qui s'était passé au Danemark, a-t-il confié mercredi. Je m'en excuse encore".
Manifestement, Mark Cavendish, lui, n'a pas complètement oublié. "Je te dis bravo pour aujourd'hui mais tu as de la chance d'être encore en course. Les commissaires auraient dû te renvoyer à la maison", a jugé le champion du monde sur la RAI. Mercredi, les retrouvailles ont été beaucoup moins houleuses. "Dans ce sprint, raconte Ferrari, je me suis retrouvé dans le dernier kilomètre à côté de Cavendish. Quand je l'ai dépassé à la sortie du virage, ça s'est fait très vite, je n'ai pas eu le temps de penser à ce qui s'était passé au Danemark." Mais c'est bien à la régulière que Ferrari s'est imposé. En choisissant de mettre un braquet moins grand que celui de ses principaux adversaires dans le sprint, le Lombard a pu mettre le turbo à la sortie du dernier virage, à 400 mètres de la ligne. Sur le faux-plat montant final, personne n'a pu accrocher sa roue. Un coup de maître.
"Pour moi, le cyclisme, c'est la liberté"
C'est de loin la victoire la plus marquante de Roberto Ferrari, aussi bien émotionnellement, parce qu'il s'est imposé à domicile, que sportivement, car jamais il n'avait levé les bras sur une épreuve de cette envergure. "C'est la victoire d'une vie ! Gagner une étape du Giro, c'est le top pour un coureur italien", rappelle-t-il. J'espérais gagner une étape pour montrer que j'avais les jambes, le niveau pour les sprints", a expliqué le vainqueur. C'est fait. Mais ce succès ne sort pas de nulle part. Il doit beaucoup selon l'intéressé, à une meilleure gestion de son programme mais aussi à son équipe, Androni. "Depuis deux ans, depuis que j'ai rejoint l'équipe de Gianni (Savio, le manager d'Androni), j'ai un calendrier cohérent. Cette année, je me suis bien préparé. J'ai peu couru mais j'ai disputé des courses pour gagner." Et en s'imposant notamment sur des manches de Coupe de France, il a conquis la confiance qui lui manquait.
A Montecatini Terme, sa joie était en tout cas communicative. A 29 ans, Ferrari a réalisé un rêve d'enfant. Comme il aime à le rappeler, pour lui, le cyclisme, "c'est un travail, bien sûr, mais c'est d'abord une passion." Ferrari est un idéaliste du cyclisme. On le dit un brin naïf. Il assume. "On dit que je suis naïf ? Je suis quelqu'un de tranquille. Ma vie, c'est ma famille, ma femme Francesca et mon fils Mattia, et le cyclisme. Je suis un peu particulier peut-être parce que, pour moi, le cyclisme, c'est la liberté." On le préfère cent fois avec cette naïveté là que dans le rôle sombre qui fut le sien au Danemark...
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