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Fédrigo prend son tour
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Publié 25/08/2008 à 15:00 GMT+2
Un an après Thomas Voeckler, l'équipe Bouygues Télécom brille encore sur le Grand Prix de Plouay. Pierrick Fédrigo s'est imposé lundi en Bretagne, en réglant au sprint l'Italien Alessandro Ballan (Lampre) et l'Espagnol David Lopez (Caisse d'Epargne).
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Crédit: Eurosport
L'équipe Bouygues Telecom devrait peut-être songer à se délocaliser en Bretagne. La formation vendéenne a sans doute remporté ses deux plus belles victoires au cours des douze derniers mois à Plouay, dans le Grand Prix Ouest France. En 2007, c'est Thomas Voeckler qui avait signé un succès remarquable, notamment par la manière. Lundi, Pierrick Fédrigo a perpétué ce qui ressemble à une excellente habitude. L'ancien champion de France a dompté au sprint ses deux compagnons d'échappée, Alessandro Ballan et David Lopez.
Fedrigo a signé une victoire pleine de sang froid pour régler Lopez et surtout Ballan, qui faisait office de grand favori dans le final. "Je savais que Ballan était l'homme à surveiller. Mais je crois qu'il est parti un peu tôt dans le sprint. Moi, je me suis collé quelques mètres dans sa roue pour partir au bon moment ", a confié le Français à Eurosport à l'issue de la course. Avec son titre national en 2005 et sa victoire d'étape sur le Tour de France à Gap en 2006, voilà sans doute la plus belle victoire de la carrière de Fedrigo, qui fêtera ses 30 ans en novembre prochain. Frustré lors du dernier Tour, où il a été gêné par des problèmes respiratoires, il a retrouvé tout son punch au bon moment. On l'avait pressenti la semaine dernière au Tour du Limousin, cela s'est confirmé lundi.
Ballan: "Fédrigo était trop fort pour moi"
Après une première échappée fleuve qui s'était formée dès le premier tour de circuit, où figurait notamment un certain Christophe Moreau, la course pour la victoire a véritablement démarré à environ 50 kilomètres de l'arrivée. Fedrigo s'est alors glissé dans un contre d'une dizaine de coureurs partis à la poursuite de six échappés. La jonction allait s'opérer dans la côte du Lezot, permettant à Fedrigo, mais aussi Ballan, Frédéric Guesdon (Française des Jeux) ou Pablo Lastras (Caisse d'Epargne) de se placer dans le bon coup. Ce dernier sortait à deux tours de l'arrivée, mais sans pouvoir creuser un écart suffisant pour espérer aller au bout.
Mais les Caisse d'Epargne avaient de la suite dans les idées lundi. David Lopez prit donc le relais pour la formation franco-espagnole. Cette fois, c'était le bon coup. Ballan et Fedrigo ne le loupaient pas. Ce trio de choc allait se mettre à l'abri d'un retour des poursuivants et plus encore du peloton, au sein duquel les CCS, annoncés comme les terreurs de la course avec les frères Schleck, Voigt ou Kroon, sont passés complètement à côté. Dans la côte de Ty Marrec, érigé en juge de paix, Lopez tentait de sortir à deux reprises, sans succès. Tout allait donc se jouer au sprint. Ballan semblait avoir la cote, mais l'Italien est tombé sur un os. "Je pense avoir fait ce qu'il fallait pour gagner. Mon seul regret est d'être tombé sur Fedrigo, bien trop fort pour moi!", a estimé le lauréat du Tour des Flandres 2007.
Fedrigo trop fort pour Ballan, voilà une phrase qu'on n'entend pas tous les jours. Tant mieux pour le puncheur de Bouygues, qui sera un des hommes à suivre dans les prochaines semaines. "Je serai à Châteauroux dimanche, puis ce sera Paris-Bruxelles, le GP de Fourmies et Isbergues", lance-t-il en énumérant son programme, chargé. Et les Mondiaux? "On verra ça plus tard ", a-t-il confié. Mais vu son état de forme, et la confiance qui sera la sienne après sa victoire à Plouay, on le voit mal ne pas être un des leaders, sinon le leader, de l'équipe de France aux prochains Championnats du monde.
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