Cyclisme - Tour de France
14/10/2009 - 20:00Le Tour décrypté (1/2)

Très attrayant sur le papier, le Tour de France 2010 se prête à la perfection à une course de mouvement pleine de rebondissements. Du départ aux Pays-Bas à la traversée des Alpes, début du tour d’horizon, avec ses futurs protagonistes, d’un parcours qui ne laisse personne indifférent.
Un départ piégeux
Après un prologue de 8 kilomètres, plat mais relativement tourmenté, tracé dans les rues de Rotterdam, le peloton du Tour 2010 prendra la route de Bruxelles pour une première étape dont la première partie se disputera sur les polders venteux du bord de mer de la province de Zélande. « Il va falloir faire vraiment faire très attention. Si ça souffle aux Pays-bas, il risque d’y avoir beaucoup de cassures », prévient Sandy Casar qui se souvient qu’il avait été piégé lors du coup de bordure des Columbia sur la route de la Grande-Motte. «Comme tout le monde sera évidemment encore très frais physiquement, cela risque d’être très nerveux», ajoute le coureur de la Française des Jeux. Le lendemain, en direction de Spa, c’est un mini Liège-Bastogne-Liège qui attendra les coureurs avec pas moins de six difficultés à escalader dont la célèbre côte du Rosier à moins de 12 kilomètres de l’arrivée dans la cité thermale wallonne. «L'étape des Ardennes me plaît beaucoup», assume un Thor Hushovd qui sait que son déficit en vitesse pure face à Mark Cavendish l’oblige à cibler des journées relativement accidentées.
Les pavés de l’Enfer
Pour continuer dans la tonalité « classique », les organisateurs ont décidé de réintroduire des pavés sur le Tour de France. En direction d’Arenberg porte du Hainaut, ce ne sont pas moins de 13 kilomètres (dont 11 dont les 30 derniers kilomètres de l’étape) de ce revêtement aussi prestigieux que redouté qui seront proposés aux coureurs. Du jamais vu depuis 1983. «Ça risque de semer le trouble, de jeter un grand froid», explique Christophe Moreau. «Ce sera dans tous les cas une journée de grand stress, une situation de tension», confirme Marc Madiot qui se réjouit de voir son domaine de prédilection réapparaître sur la grande boucle. Pour les principaux favoris, il faudra se montrer particulièrement vigilant. «Il faudra éviter les chutes. J'espère qu'il ne pleuvra pas », explique Alberto Contador tandis que Lance Armstrong qui s’était déjà essayé avec succès à l’exercice sur le Tour 2004 (sur seulement 3,9 kilomètres de pavés) affirme qu’il faudra "passer les pavés en tête", pour ne pas se laisser surprendre.
Sprinters à vos marques
Après un début de course aussi haletant qu’éprouvant nerveusement et en l’absence d’un contre-la-montre par équipes, la course retrouvera les sentiers battus avec trois étapes à priori dévolues aux sprinters vers Reims, Montargis et Gueugnon. "Je pense qu'il y a à peu près huit étapes pour les sprinters sur ce Tour, dont trois ou quatre lors de la première semaine. Il faudra être bon dès le début pour espérer gagner le maillot vert", explique Mark Cavendish qui se verrait bien reproduire en 2010 le même festival que cette année à l’occasion des arrivées massives. Sur la lancée de son excellente saison 2009, Jimmy Caper, toutefois pas encore assuré d’être au départ avec son équipe Saur-Sojasun, se veut ambitieux. "J’espère en mettre une au fond", clame ainsi le protégé de Stéphane Heulot, lauréat cette année de la Coupe de France.
Les Alpes pour commencer
En apéritif, les coureurs se verront proposer une arrivée dans la station jurassienne des Rousses. Si celle-ci n’a rien d’insurmontable sur le papier, la répétition des ascensions et l’ultime montée de 14 kilomètres pourraient bien permettre d’y voir un peu plus clair dans la hiérarchie des valeurs de ce Tour 2010. "Il faudra prendre garde à cette étape", ,prévient Christophe Moreau, futur capitaine de route de la formation Caisse d’Epargne. Le lendemain, le Col de la Ramaz (14 km à 6,9%) et la montée vers la très huppée station d’Avoriaz (13,6 km à 6,1%) concluront une première semaine de course au terme de laquelle beaucoup auront déjà perdu le Tour. Après une première journée de repos, c’est à une étape marathon que seront confrontés les coureurs. Avec au programme les ascensions de la Colombière (16,5 km à 6,9%), des Aravis, des Saisies et de la Madeleine (25,4 km à 6,1%), il faudra de sacré qualités de grimpeurs pour finir à Saint-Jean de Maurienne avec les meilleurs. "Cette très longue journée peut occasionner de sacrés dégâts si les ténors font la course", poursuit Moreau. Pour finir avec cette trilogie alpestre, le peloton prendra ensuite la route de Gap via la côte de Laffrey et le Col du Noyer avant un remake topographique du final de l’étape de 2003 au cours de laquelle Lance Armstrong s’était essayé au cyclo-cross.















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